‹ Contribution à l'étude des fractures des métacarpiensChapitre 12 sur 40 · EF ANS · texte numérisé non relu

EF ANS

À l'inspection on constatait une tumeur siégeant sur le dos de la main au niveau : du deuxième métacarpien. Cette tumeur était grosse comme une amande, à peine douloureuse à la pression, et ne présentant pas de crépitations. La consolidation fut obtenue au bout de quelques semaines, mais la déformation, quoique moindre, persisia. Il s’agissait très vraisemblablement ici d’une fracture mcomplète, à déplacement angulaire, le sommet de cet angle correspondant au dos de la région métacar- . pienne. | | Fractures complètes. — Les fractures complètes sont

la règle. Quandelles sont produites par des causes direc-

tes, elles sont généralement « transversales, dentées,

avec petites aiguilles (1). » Quand elles sont déterminées par des causes indirectes; elles sont presque toujours obliques de haut en bas, et d’arrière en avant. Cependant on a observé quelques cas exceptionnels dans lesquels le trait de fracture était dirigé en bas et en arrière.

Plus rare encore est la variété de fracture spiroïde décrite par Malgaigne et qui semble d’ailleurs n'avoir été observée qu’une fois, par ce même auteur.

On ne possède également qu’une seule observation de fracture métacarpienne, par pénétration, et cette observation est dûe à Trélat. « Cet auteur, faisant répéter la désarticulation du premier métacarpien de la main droite, a éprouvé une résistance due à une conformation insolite de cet os qui est en effet raccourci, volumineux, et sur-

tout très large.

1, Couturier, th. Paris, 1857,

Lt er

Le point de départ de cette hypertrophie, paraît avoir été une fracture oblique en bas et en avant dont la direction est indiquée actuellement par une sorte de renflement circulaire ou de collier formé par un cal poreux, spongieux. La fracture paraît avoir été par pénétration. Le fragment supérieur s’est incliné de telle sorte qu’il corresponde à l’inférieur par une surface regardant en arrière,et non directement en bas. L’os est du reste hypertrophié dans sa totalité, et cependant l’éminence Thénar ne présentait aucune déformation, elle paraissait simplement un peu plus volumineuse que du côté opposé (1).

Enfin signalons également la fracture par l’écrasement . des métacarpiens. Cette variété n’est pas très rare; mais elle s'accompagne toujours d’un délabrementénorme des parties molles; et dès lors elle n’a plus aucun intérêt; car elle est reléquée au dernier plan.

Déplacement. — II est très variable.

Quelquefois il est nul ou insignifiant.

Habituellement il est assez marqué et consiste en une inflexion angulaire dont le sommet correspond à la face dorsale. Cette saillie postérieure est presque toujours formée par le fragment phalangien dont l'extrémité supérieure bascule en arrière, et l’extrémité inférieure en avant vers la paume de la main. Quant au fragment supérieur, il ne bouge généralement pas, grâce à ses solides attaches carpiennes.

Exceptionnellement l’inflexion angulaire au lieu de se

Page 1