Malgaigne. Fractures el luxatons
Nous n'avons quère eu en vue jusqu'ici dans notre étude clinique classique que la fracture siégeant vers le milieu d’un métacarpien ; il convient donc pour être complet, de dire un mot de deux variétés exceptionnelles les fractures de latête des métacarpiens ; et les fractures de la base.
Dans la première variété ; on croit souvent avoir affaire ; comme nous l’avons déjà dit, à une luxation métacarpo-phalangienne, car le fragment inférieur fait pour ainsi dire corps avec la phalange, et vient faire saillie dans la paume de la main. La crépitation ; la conservation de la mobilité articulaire, le raccourcissement insignifiant, permettront d'éviter la confusion avec une luxation.
Quant à la fracture de la base des métacarpiens elle est tout à fait exceptionnelle, et ne diffère que par la réputation de la luxation carpo-métacarpiene.
î Cependant il faut faire une réserve pour la fracture de l'extrémité postérieure du 1° métacarpien bien décrite par Benett et qui se présente toujours de la même manière,
« Un trait de canne obliquement dirigé de haut en bas
‘et d’arrière en avant, détache de l’os la moitié antérieure
de sa surface trapézienne ; et pénètre à une distance va— riable dans la diaphyse. Le fragment est porté dans l’éminence thénar,etle métacarpien semble subluxé en arrière. Mais ce n’est là qu’une apparence. En effet, à la mensuration on ne constate aucun raccourcissement : il suffit après avoir immobilisé la base du métacarpien $ d'imprimer au pouce des mouvements d'extension pour obtenir une répu-
tation des plus nettes.(1).