ON
ple d’une bonne couche d’ouate remontant jusqu’à la par-
% tie inférieure de l’avant-bras et maintenue à l’aide d’une
Re. Mais, lorsqu'il y a un déplacement, il faut d’abord le
21 réduire ; il faut ensuite le maintenir.
4 La réduction est généralement des plus faciles ; et il
D suffit le plus souvent pour l’obtenir, de tirer sur le doigt
aide opére la contre-extension sur l’avant-bras. Exceptionnellement on est obligé de joindre à cette manœuvre une pression sur la saillie dorsale ou palmaire, SH kc par les fragments.
7 Dans le cas où le déplacement n’a pas de tendance à se reproduire, il suffit d'appliquer l'appareil que nous avons décrit plus haut: dans le cas contraire il faut avoir
Poe recours à des appareils plus compliqués.
Ces appareils sont très nombreux ; nous passerons rapidement en revue les principaux d’entre eux. | Lorsque le déplacement avait lieu vers le dos de la de main, Albucasis prescrivait de mettre une attelle sur ce
côté et d’en appliquer une autre sur la face palmaire
ve
«afin que la main fût tenue ouverte et droite ».
4 Les attelles étaient maintenues par une bande qui non À seulement entourait la main, mais encore séparait les . doigts par ses enlacements.
x - Si le déplacement a lieu du côté de la paume de la main, écrit le même auteur, on fera avec du linge une es- ‘4 péce de boule; puis on la placera dans la paume atteinte 6 Chéron | 4
correspondant du métarcapien fracturé; pendant qu'un
bande dextrinée ou silicatée. Les doigts doivent être lais-
: LA .] . A S LU RE LA Li sés libres pour pouvoir être mobilisés facilement. si
se eee de fracture ; et on liera le tout avec une longue bande de toile ».
Comme le fait remarquer M. Polaillon (1) les chirurgiens qui suivirent Albucasis, eurent le grand tort d’adopter exclusivement l’un oul'autre de ces appareils. « C'est ainsi que dans tous les cas Guillaume de Salicet, Fabrice de Hilden, Heister, B. Bell, Delpech, Chelins, Royer; etc., maintenaientla main dans l’extension entre des attelles ou
sur une palette, tandis qu'A. Paré, Wintzius, Cooper, . Lonsdale, fléchissaient les doigts sur une grosse pelote placée dans la paume de la main. F
Nous ne décrirons ici que les appareils de Lisfranc, Malgaigne, Sabatier et Pétrequin. |
Pour éviter la pression qu’exerce une bande roulée sur les bords de la main, Lisfranc avait imaginé une sorte d’étau dont les deux brancktes appliquées en travers sur les faces dorsales et palmaires de la main, étaient reliées l’une à l’autre par une vis et pouvaient se rapprocher plus ou moins grâce à celle-ci.
Malgaigne plaçait deux compresses l’une sur la saillie dorsale et l'autre sur la face palmaire au niveau de la tête métacarpienne ; puis il appliquait par dessus, en travers de larges attelles maintenues fortement rapprochées à l’aide de bandelettes de diachylon enroulées à chacune de leurs extrémités. Les doigts en partie immobilisés pourraient cependant exécuter quelques petits mouveienis.
Sabatier le premier chercha à combattre le déplace=