‹ Contribution à l'étude des fractures des métacarpiensChapitre 34 sur 40 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Fracture communicative du deuxième métacarpien de la main {520

gauche compliqué plaie et hémorrhagie. Th. Couturier, 1852.

G...., charretier 59 ans, entre à l'Hôtel-Dieu le 15 avril

1852. Plaie triangulaire à la face dorsale de la main gauche.

L'un des angles est au niveau de l’apophyse styloïde du radius: ns un autre à l'extrémité inférieure du troisième métacarpien, le

troisième au niveau de l'extrémité inférieure du deuxième mé- | x tacarpien. Dans cette plaie on sent des inégalités de pointes

osseuses, des fragments mobiles. Du sang artériel provenant de € vaisseaux qu’on ne peut apercevoir au fond de la plaie coule constamment en assez grande quantité. Les doigts ont conservé leur mobilité, le poignet également, les fragments osseux sont ‘sur le trajet du deuxième métacarpien. Le troisième pourrait

bien être aussi fracturé mais le gonflement de la main empêche

— 71 — pas,

ile le constater. L'impossibilité à saisir les vaisseaux et on lui fait recourir aux irrigations. Eau froide. Arrêt de sang au bout de 14 heures, on cesse la compresse, l'irrigation est continuée.

Du 16 avril au {+ mai. — A l’eau froide on a substitué l’eau à la température de 15 à 29 degrés. Il s’est développé un peu de rougeur et de tuméfaction au poignet. Les veines sont devenues rouges et un peugonflées, mais ces symptômes de phlébite se sont promptement dissipés.Au bout de huit jours suffocation, . Des bourgeons charnus commencent à se montrer au fond de la plaie vers le quatorzième jour. Les lèvres dela plaie décollées contractèrent des adhérences avec des tissus sous-jacents, Durant cette période, aucune réaction ni aucun trouble général,

Le 8 mai, — Vingt-quatre jours après l'accident le fond de la

plaie est vermeil et tapissé de bourgeons charnus : mais la main

est tuméfiée, la peau tendue et luisante. On cesse l'irrigation, O

on fait un pansement simple.

Le 41. — Les bourgeons charnus se multiplient. Les tissus voisins sont tuméfiés, tendus mais non douloureux.

Le 15. — Le malade sort. La plaie n’est pas tout à fait cicatrisée mais comblée de bourgeons charnus. Tous les mouvements de la main sont conservés. Ceux de l'index Lrès gênés. Ce

doigt ne peut être fléchi.

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