‹ Contribution à l'étude des fractures des métacarpiensChapitre 9 sur 40 · LA RE · texte numérisé non relu

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des extrémités carpiennes et en bas au niveau des extré mités digitales.

En hautilexiste des facettes articulaires que nous avons suffisamment décrites pour mavoir plus à y revenir. Les moyens d'union sont constitués par trois ligaments interrosseux, trois ligaments palmaires et deux ligaments dor- SaUx.

Les ligaments interosseux très courts ét très résistants s’insèreut sur les rugosités qui avoisinent les facettes articulaires des trois dernières articulations métacarpiennes. |

Les ligaments palmaires s'étendent transversalement de la face antérieure d’un métacarpien à [a face antérieure du métacarpien suivant. [l en existe un pour chacune des trois dernières articulations métacarpiennes.

Enfin les ligaments dorsaux, s'étendent de la face dorsale d’an métacarpien à l’autre mais n'existent qu’au niveau des deux dernières articulations métacarpiennes.

Chacune des articulations métacarpiennes possède une petite synoviale. |

Les extréinités digitales des quatre derniers métacarpiens ne présentent pas de surfaces articulaires, mais sont reliées lune à Pautre par une bandelette fibreuse transversale ; le ligament transverse du métacarpe, qui s’étendant du 2° métacarpien au 5° en contractant des con-

nexions intimes avec les articulations métacarpo-phalan-

giennes. | Les articulations des quatre derniers métacarpiens avec le carpe sont toutes des arthrodies semblables et peuvent

par conséquent être étudiées simultanément.

Re À PR

Le deuxième métacarpien s'articule à la fois avec le trapèze, le trapézoïde, et le grand os. Cestroisos forment pour lerecevoir une espèce de mortaise peu profonde, à ouverture inférieure. De son côté, l’extrémité supérieure du métacarpien présente trois facettes : une facette supéro-externe qui s’unit au trapèze, une facette supérointerne qui s’unit au grandos ; une facette supérieure, beaucoup. plus grande que les autres, qui s’adapte à une surface analogue du trapézoïde. :

Le troisième métacarpien s'articule par une facette de forme triangulaire, avec une facette similaire de la face inférieure du grand os. ; |

Le quatrième métacarpien s'incline à la fois par une large facette avec l’os crochu, et par une toute petite facette avec la partie interne de la face inférieure du ‘grand 0$. |

Le cinquième métacarpien enfin, s’articule par une facette légèrement convexe, avec une facette légèrement concave de la face inférieure de l’os crochu.

Il existe pour ces différentes articulations un ligament interosseux, des ligaments paimaires, et des ligaments dorsaux : : .

Le ligament interosseux s’insère en haut sur les faces correspondantes du grand os et de l’os crochu, eten bas sur le côté interne de l’extrémité supérieure du troisième métacarpien.

Les ligaments palmaires sont d’après M. Testut, au nombre de quatre : l’un unit le trapèze au troisième mé-

tacarpien, le second unit le deuxième métacarpien au

trapèze, le troisième unit le deuxième métacarpien au

S. ans “obude à ne.

not grand os, le quatrième enfin unit l'os crochu au quatrième métacarpien.

Les ligaments dorsaux, beaucoup plus résistants que les précédents, sont au nombre de sept : deux unissent le deuxième métacarpien d’une part au trapèze, d’autre part au trapézoïde; trois unissent le troisième métacar-

pien au trapézoïde et au grand os; enfin les deux derniers

s’insèrent à l’os crochu et vont en divergeant l’un vers

le quatrième, et l’autre vers le cinquième métacarpien.

Il n’existe pour ces différentes articulations qu’une seule et même synoviale communiquant Brgemens avec celle de l’articulation médio-carpienne.

Malgré cette synoviale, les quatre derniers métacarpiens ne jouissent que de simples mouvements de glissement très peu étendus surtout pour le troisième et le quatrième métacarpien. £

L’articulation carpo-métacarpienne du pouce est toute différente de celles : que nous venons de décrire, car elle constitue une diarthrose, genre emboîtement réciproque.

La facette articulaire du premier métacarpien, convexe

dans le sens transversal, concave au contraire dans le

sens antéro-postérieur, s’articule avec une facette analoque mais inversement confiqurée, de la face inférieure du trapèze.

Ces moyens d’union sont constitués par une capsule qui en haut s’insère sur le pourtour de la facette articulaire du trapèze, en bas sur le pourtour de la facet-

te articulaire du métacarpien. Cette capsule, beaucoup

plus épaisse en arrière qu’en avant est très lâche et

Chéron 4: 27

mA

doublée intérieurement d’une synoviale également très lâche. Aussi le pouce possède-t-il à un haut degré, les cinq mouvements fondamentaux des diarthroses: flexions, extensions, adductions, abductions, circumductions. Ajoutons que les flexions combinées avec la flexion constitue le mouvement dit d'opposition en vertu duquel la pulpe du pouce peut successivement entrer en contact

avec la pulpe des quatre autres doigts.

Les articulations métacarpo-phalangiennes se ressemblent toutes ; et peuvent être par conséquent décrites rapidement et simultanément.

Nôus savons que du côté des métacarpiens existe une surface articulaire convexe arrondie qui s’étend beaucoup plus loin du côté de la région palmaire que du côté dela région dorsale et développée surtout dans le sens antéropostérieur. Orcette surface métacarpienne convexe s’articule avec une surface glénoïdienne, concave, occupant l'extrémité supérieure de la phalange, et beaucoup plus développée dans le senstransversal que dansle sens antéropostérieur. É

Pour rétablir la concordance il existe au devant de la cavité glénoïde une petite lame fibro-cartilagineuse qui présente à considérer deux faces, deux bords, et deux extrémités. La face postérieure, concave, se moule sur la partie antérieure du condyle et ayrandit la cavité glénoïde. La face antérieure plane présente une gouttière longitudinale destinée au passage des tendons fléchisseurs. Le bord supérieur répond au condyle sans lui adhérer. Le bord inférieur se fixe au rebord de la cavité glénoïde.

Quant aux deux extrémités, elles contractent des con-

nexions intimes avec les ligaments latéraux et avec le ligament transverse.

Ce ligament transverse a la forme d’un long ruban qui s’étend transversalement du deuxième métacarpien au cinquième, en se fusionnant au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, d’une part avec le bord supé-

rieure du fibro-cartilage glénoïdien, d'autre part avec les ligaments latéraux.

Ces derniers ligaments sont au nombre de deux pour chaque articulation; l’un interne, l’autre externe. Ils ont une forme triangulaire et s’insèrent par leur sommet sur la dépression et, sur le tubercule que l’on voit de chaque côté du condyle métacarpien, par leur base, sur les tubercules latéraux de l’extrémité supérieure des phalanges et sur les bords latéraux du fibro-cartilage glénoïdien correspondant. |

Voyons maintenant les rapports du métacarpien. Tout d’abord nous avons déjà vu que ceux-ci sont séparés les uns des autres par des espaces dit espaces inter-osseux, lesquels sont occupés par les muscles inter-osseux palmaires et dorsaux.

Les muscles inter-osseux palmaires sont au nombre de trois un pour chacun des-trois derniers espaces inter-0sseux ; le premier étant occupé par le muscle adducteur du pouce. Ces muscles s’insèrent sur la face du métacarpien qui regarde l’axe de la main (1), dans toute la hauteur

de cette face; mais sur’sa moitié antérieure seulement,

1. Celui-ci d’aprèslesclassiques passe par Le truisième métacarpien qui ue donne insertion lui, à aucun interosseux palmaire.

De cette surface d’origine les fibres de l'inter-osseux pal-

maire se portent en bas; et se jettent sur un petit ten

don lequel contourne l'extrémité postérieure de la pre-

mière phalange et vient se terminer sur le tendon de l’'interosseux correspondant.

Les muscles inter-osseux dorsaux, au nombre de qua-

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