OBSERVATION VI
(Thèse de Chéron.)
Fracture des deuxième et troisième métacarpiens par cause
directe. — Hématome et phlegmon consécutifs. — Gué-
rison tardive
R..., chauffeur, quarante-quatre ans, tombe le 2 décembre 1808, d’une hauteur de 3 mètres environ sur le sol. Dans sa chute, sa main heurte violemment, par la région palmaire,
un robinet de chaudière.
ms "HN
R... éprouve alors, à ce niveau, la sensation d’un violent craquement, en même temps qu’il ressent une vive douleur, et quand il se relève, il constate une saillie sur la face dorsale de sa main droite.
Application de compresses imbibées d’eau blanche. La main continue à être très douloureuse et le malade vient consulter à l'hôpital Necker où l’on fait le diagnostie de contusion avec hématome. Incision avec écoulement d'une grande quantité de pus.
Au bout de quinze jours environ, on constate l’existènce d’une fracture double portant sur la partie moyenne des troisième et quatrième métacarpiens. Douleur localisée, crépitation. Mobilité anormale. Déformation très accusée.
Après fermeture de la plaie, immobilisation entre deux attelles de bois.
Le malade, supportant mal son appareil, il fut refait cinq ou six fois.
15 janvier. — Consolidation avec déformation du dos de la main. Mouvements douloureux, surtout ceux de flexion. A la fin de février les mouvements de flexion sont encore dou-
loureux.