OBSERVATION XIII
Rammstedt, 1n Münsché med. Wochenschr., 1905.) Fissures du premier métacarpien. — Cause directe
Un cuirassier reçut, le 6 août 1904, un coup de pied de
cheval, sur la main gauche.
Peu de temps après l’accident, on note de la douleur et un
Le Goes œdème considérable de la main. Le lendemain, il entre au lazaret de la garnison de Münster.
A l'examen : œdème très accentué de la moitié externe de la main au niveau de l’éminence thénar.
La peau est violacée sur toute son étendue, depuis l’articulation du poignet jusqu’à l'extrémité du pouce ; et, à la face dorsale de la main, en un point correspondant au deuxième métacarpien, on trouve plusieurs éraillures superficielles ele la peau; la mobilisation du pouce est possible mais douloureuse.
Pas de déformation, ni crépitation, ni mobilité anormale. L'examen radioscopique ne donne rien. On fait le diagnostic de contusion et d’hématome des parties molles.
Traitement. — Désinfection et pansement avec attelles en carton.
16 août. — On enlève le pansement : l'œdème a beaucoup diminué. Bains chauds. Massage.
23 août. — L’œdème et la teinte ecchymotique ont à peu près disparu ; le premier métacarpien apparaît alors épaissi : et un peu douloureux, les mouvements du pouce se font cependant librement.
On pense alors à une périostite ossifiante ; mais un nouvel examen radioscopique révèle l'existence de quatre fissures longitudinales du premier métacarpien.
Massages répétés. La douleur a disparu, mais l'os reste
épaissi. Capacité fonctionnelle conservée.
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