‹ Contribution à l'étude des fractures des métatarsiensChapitre 17 sur 18 · D TA · texte numérisé non relu

D TA

6. — Fusilier S., la marche est du 3 novembre 1807. Douleur et tuméfaction du pied gauche. Fracture oblique du 2° métatarsien gauche avec léger enclavement et cal abondant.

7. — Grenadier S., par une marche lente. Douleur dans le pied gauche, continue à marcher une heure. Fracture avec enclavement de l'extrémité antérieure, du 3° métatarsien gauche. Cal arrondi.

8.— Grenadier L., Le 12 février 1898 après une marche, douleur et gonflement du dos du pied droit, fait encore son service trois jours. Fracture oblique avec léger enclavement contre la tête du 3° métatarsien. Cal surtout interne.

9.-— Grenadier S., Après une marche de deux heures, gonflement du pied gauche. Os du pied gauche sains, mais fracture de l'extrémité antérieure du 3° métatarsien à droite, guérie en bonneposition (origine inconnue).

10. — Grenadier N., En marchantle 11 février 1898, douleur subite au pied gauche, œdème. Fracture du 3° métatarsien gauche au milieu, légère incurvation, cal épais interne. .

OBSERVATIONS XLII-XLIX (Communiquées par M. le Médecin-Major Boisson

1. — B., 22 ans, Bonne constitution, pieds bien conformés, À la 4° étape des manœuvres, assez brusquement mais sans traumatisme ni faux pas se développe une douleur dans l'avant pied gauche. Fait toutes les manœuvres sans se présenter à la visite, a dû être recherché. Radiogr. : Fracture transversale du 2° métatarsien gauche à l'union du tiers moyen avec le tiers postérieur. Chevauchement léger, cal.

2. — P., 22 ans, sans antécédents, pieds normaux. Le 2 septembre 1808 (0° jour de marche), douleur au pied droit.

Pas de choc, ni de faux pas. Gonflement modéré, fait les manœuvres. Pendant les marches de retour (13 septembre), douleur et gonflement augmentent. Signes cliniques en faveur d’une fracture. Radiogr. : 1° Fracture ancienne du 2° métatarsien droit. On distingue le cal en dedans, et le trait transversal de fracture à la partie moyenne. 2° Fracture récente du 3° métatarsien.

3. — P.,21 ans, sans antécédents, pieds bien conformés. Commence à souffrir le 4° jour de marche. Enflure du dos du pied droit. Ni chute, nichoc, ni faux pas. Bonnes chaussures. Continue à marcher le lendemain. OEdème, douleur localisée, crépitation appréciable. Radiogr. : Fracture du 2° métatarsien au tiers moyen. |

4. —D., 22ans, bonne constitution, pieds bien conformés. Part aux manœuvres le 1°" septembre, marche plusieurs jours sans incident. Le 17 septembre perception nette d'un craquement très douloureux, sans choc ni faux pas; continue à marcher, à l'étape constate un gonflement de pied, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre sa route. Le troisième jour seulement se présente à la visite. Radiogr. : Fracture du 2° [métatarsien, trait de fracture transversal masqué par une virole fusiforme répondant à un cal.

5. — P.,23 ans, robuste, sans antécédents; pieds normaux. Sentit une douleur se développer progressivement dans son pied gauche, dans une marche d'entraînement, le 6 juillet. Radiogr. douze jours après : fracture du deuxième métatarsien, partie moyenne.

6;:— TJ, réserviste, 30 ans! Peu habitué alla marche, pieds bien conformés. A la troisième étape, sensation brusque de douleur rapportée à un faux pas. Perception nette d'un craquement. Termine l'étape à pied et fait ainsi vingt kilomètres. Radiogr.: fracture récente du deuxième métatarsien.

7. — T., réserviste, 28 ans. Employé, debout toute la journée. Douleur le premier jour de marche: pas de traumatisme. Pieds bien conformés. Evacué sur Lyon, gonflement diffus du dos du pied, sans ecchymose, impotence fonctionnelle, douleur vive au deuxième métatarsien, à la partie moyenne, crépitation nette. Radiogr. : fracture récente du deuxième métatarsien à sa partie moyenne. Chevauchement.

8. — B., 22 ans, aucun antécédent. Part aux manœuvres le 31 août 1808. Le deuxième jour de marche commence à souffrir dans le pied gauche. Marche deux jours, pas de choc, : d'effort ou de faux pas. Bonnes chaussures. Pieds bien conformés. (Gonflement sans ecchymose, crépitation, douleur localisée. Radiogr. : fracture récente du deuxième métatarsien à sa partie moyenne.,en V, sans chevauchement.

OBSERVATIONS EX-LII, — Srecnow. — (Deutsche, Militar. Zerstschrift, 1897).

1. — 9 juillet 1897. X., après une course, œdème du pied droit. Dix jours d'infimerie, deux mois d'hôpital. Infirmerie à nouveau. Tuméfaction du pied reparaît au moindre effort. Épaississement généralisé des deuxième, troisième et quatrième métatarsiens: sur le deuxième, épaississement très sensible. Radiogr., 13 juillet : fracture transversale du deuxième métatarsien.

2. — Fusilier au régiment Alexandre. 28 juin. Sur une route mauvaise, heurte avec la plante du pied une pierre en saillie : torsion du pied en dehors, pas de douleur au début, continue à marcher. Après un quart d'heure, douleurs dans le milieu de la plante du pied. Halte puis marche de deux heures. Rentre au camp. Tuméfaction ; enveloppements froids. Auqun service pendant cinq jours. Quatorze jours d'infirmerie. La tumeur ne disparaît pas. La marche accroît

la douleur. Le 15 juillet, hôpital; le dos du pied est gonflé au niveau des deuxième et troisième métatarsiens. La peau n'est pas tendue, pas de rougeur. La tuméfaction paraît osseuse et un peu douloureuse à la pression. Radiogr. : fracture du deuxième métatarsier. Guérit en bonne position.

3. — Fusiller même régiment. A la fin de 1807, œdème de tout le pied. Infirmerie. Sait seulement que dans une marche d'entrainement sur une route mauvaise, couverte de neige, il a commencé à souffrir. Massage, compression. Peu de douleur. En mai, sans cause connue, la douleur reparut avec la tuméfaction. Infirmerie puis hôpital. Dos du

pied gonflé, sensible. Radiogr. : fracture de l'extrémité pos-

térieure du quatrième métatarsien, consolidée. Dans le pied sain dont l’homme ne s'est jamais plaint, épaississement fusiforme de toute la diaphyse du troisième métatarsien. Sans cause connue.

OBSERVATIONS LII-LVIL — ScuuLre (Archiv. für

Klimische Chirurgic. 1807).

1. — Sans traumatisme connu ; œdème du dos du pied, hyperthermie locale, peau intacte. Sensibilité plus grande au niveau du deuxième métatarsien.

2.— Grénadier P. — Dans des manœuvres d'entraînement, douleur dans le milieu du pied droit, peut encore marcher. Douleur et gonflement augmentent. Les douleurs sont plus vives au milieu du pied, peut marcher en appuyant sur le talon et la partie postérieure du bord externe du pied. L'œdème s'arrête aux espaces interdigitaux. Tuméfaction dont [a coupole répond au niveau du deuxième métatarsien. Peau lisse, brillante, jaune. Tendons noyés dans l'œdème qui est dur. Palpation profonde douloureuse. Flexion du deuxième orteil douloureuse. Pas de mobilité anormale, ni de crépitation. — Traitement habituel : enveloppements

chauds, massage, immobilisation. Dix-huit jours après, le malade se lève, peut appuyer sur la plante du pied. Gonflement au tiers moyen du deuxième métatarsien; à ce niveau, On sent un notable épaississement calleux. Radiographie : à 2 centimètres de l'extrémité antérieure, épaississement en fuseau d'apparence calleuse sur le deuxième métatarsien ; largeur, 19 millimètres ; épaisseur. 3 millim. — Trois mois après, cet épaississement osseux persiste, la douleur est disparue. é

3. — Volontaire d'un an. — M..., dans une marche, le 13 août, avec tout le paquetage, douleur dans le pied gauche. Examen le 1 vctobre : sur le milieu du troisième métatarsien, épaississement léger, circulaire, osseux de 1 centimètre et demi.

4. — Grenadier K... — En septembre 1896, pendant les manœuvres, dans un terrain mou et marécageux, douleur au pied gauche augmentant après 7 kilomètres sur une route mauvaise. Examen le 14 septembre : marche sur le talon et le bord externe du pied, peau lisse, rouge pâle, sans écchymose. Sensible. Douleur à la pression du milieu du deuxième métatarsien, crépitation nette, mobilité anormale. Repos, enveloppements chauds, pas d'immobilisation. Le 30 septembre, gonflement du dos du pied. Au milieu du deuxième métatarsien, épaisissement en fuseau de 2 centimètres. Ne marche pas avec la pointe du pied. Le cal devient sensible. Radiogr. le 21 : anneau osseux de 18 millimètres de long sur 3 d'épaisseur, situé à 2 centimètres de l’articulation métatarso-phalangienne. Fracture visible sous forme d’une ligne claire au niveau du cal. Après 49 jours d'indisponibilité, le malade reprend son service, guéri. Le 31 janvier, le cal n'a pas bougé.

$. — P., soldat du train, tombe de cheval. Crépitation au niveau du deuxième métatarsien gauche, fracture indubi-

table, déplacement notable, œdème moyen. Après résolution de l'épanchement, le cal se forme. Radiographie entre 28 et 47 jours après l'accident : fracture.

OBSERVATION LVIIL — Hôpital militaire M. Desce- NETTES (Personnelle). M. le Médecin Major Borssox

S..., 24 ans, 7° cuirassiers, brigadier, cultivateur. — Pas d'antécédents. Aurait eu, il y a six ans, une entorse métatarso-tarsienne au pied droit, peu douloureuse, néanmoins, s'aperçut d’une légère saillle du calcaneum. Cause : une chute de cheval, le pied ayant été pris sous l'arrièremain. Après 10 jours, reprend son travail. Le pied est resté normal. N'a rien éprouvé depuis.

Le 8 juin 1808, en service de campagne, son cheval prend peur, manque des quatre pieds et tombe sur le flanc droit avec son cavalier. S... a le pied droit engagé sous le corps de l'animal, en position indéterminée. Retire son membre aussitôt, peut se relever seul, rester debout sans appui, mais se servant uniquement du talon. Au niveau des métatarsiens, douleur aiguë assez vive, empêchant la marche.

Le pied enfle immédiatement. On remet S... à cheval etle ramène au quartier au pas. La botte est enlevée sans être coupée, mais avec douleur. Gonflement augmente de plus en plus, de l'articulation tibio-tarsienne aux orteils. Diagnostic : entorse. Hôpital deux jours après, le pied est blanc-jaunâtre, œdémateux, pas d'ecchymose, marche impossible, douleurs spontanées très aiguës, surtout vives quand le pied est en extension, calmée par la flexion et l'appui du talon.

Radiographie : fracture des trois métatarsiens médians.

Dans les jours qui suivent, apparition fdes ecchymoses

= ii v Mauss à

pathognomoniques de Thiery. Traitement : massage, bandage en étrier du cou-de-pied, électricité quand le gonflement a disparu. Mais sitôt que le malade marche, la tuméfaction reparaît. La voûte dorsale du pied droit est plus accentuée.

Convalescence de deux mois. Ne peut supporter aucune chaussure autre que des pantoufles, peut marcher doucement, mais à la moindre fatigue, gonflement et douleur.

Rentré au corps le 27 septembre, souffrant toujours et boitant. Après 4 jours de service, envoyé à l'hôpital Desgenettes, le 3 octobre. À cette époque il peut marcher mais avec douleur, A l'inspection, la face dorsale est très convexe au niveau du tiers antérieur des métatarsiens externes. La face plantaire est aplatie, la voûte presque effacée. Le bord interne est plus concave que normalement. Le calcanéum saille notablement.

Le malade souffre toujours en marchant, mais les mouvements des orteils et la palpation forte des métatarsiens ne produit aucune douleur.

Radiographie :-montre la consolidation en bonne position des trois fractures.

L'extension forcée des cinq orteils est toujours douloureuse et la marche sur le talon antérieur du pied fait encore souffrir le malade.

Mensurations : bord interne bord externe Longueur P. D. 27 cent. 23 cent.

— P:-G::° 27 cent, 22,5

LE Du bord interne au bord externe par le point culminant de la { P. D. 16,5 Par cent.

saillie dorsale,

= NS Le

OBSERVATION LIX. — Due à M. le médecin-major R1OBLANC.

FRACTURE DES DEUXIÈME, TROISIÈME ET QUATRIÈME MÉTATAR- SIENS. — ENTORSE DE L’ARTICULATION DU PREMIER MÉTA- TARSIEN AVEC LE PREMIER CUNÉIFORME ET DU CINQUIÈME AVEC LE CUBOÏDE.

B...,23 ans, 157° régiment d'infanterie, corroyeur. Pas d'antécédents. Le 17 juin faisait des exercices de gymnastique, tombe du haut d’une pyramide humaine de quatre hommes (cinq mètres environ). Tombe sur le pied gauche un peu penché sur ce côté, les orteils fléchis, le pied dans l'extension. À entendu un craquement au moment de la chute. I] lui a été impossible de marcher, après son accident, sur la plante du pied, mais est allé seul à l’infirmerie en prenant point d'appui sur le talon.

Envoyé à Desgenettes. Pied tuméfié, augmentation de volume en épaisseur dans la région métatarsienne et métatarso-phalangienne. Ecchymose diffuse sur la face dorsale et le bord externe. Pas de déplacement sensible des fragments, mais mobilité anormale des deuxième, troisième et quatrième métatarsiens ; crépitation nette.

Douleur à la pression de ces trois os, et à la pression indirecte par action sur les orteils. De plus, douleur à l'interligne articulaire du cinquième et du premier métatarsien. Impotence fonctionnelle; pas de trouble de sensibilité.

Radiographie : fracture des trois métatarsiens médians. (Planche). Pas de changements au niveau des articulations, simple entorse probablement. Avec la diminution du gonflement, les signes de fracture paraissent plus nets. Traitement : immobilisation, massage, compression,

Lorsque le malade part en convalescence, la douleur et le gonflement persistent lorsqu'il a marché, impossible de marcher sur la pointe du pied. Les cals sont très nets.

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