‹ Contribution à l'étude des fractures des métatarsiensChapitre 5 sur 18 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Ce n’est qu'après un traumatisme le plus souvent très lent, avec des lésions telles qu'aucune hésitation n'était permise, qu’en général les fractures des métatarsiens ont été diagnostiquées et signalées par les auteurs. Les observations relatent des dommages considérables : issue de fragments dans une large plaie, déformation plus ou moins considérable, etc., : ainsi ce charretier dont le piedest pris sous une roue de voiture; cette sorte de fracture n’a rien que de très normal, elle est facilement reconnue, sa cause est une action directe. Mais il est loin d’en être toujours ainsi ; à côté de ces ruptures directes il en est de cause indirecte et plus fréquemment qu’on ne le pense.

Dans une chute sur la pointe des pieds, dans une marche, à la suite d’un faux pas, un homme éprouve une douleur plus ou moins vive dans l’avant-pied, il tombe, se relève seul et continue à marcher; quelquefois il n’a rien ressenti. On voit des soidats, après avoir buté contre une pierre, ou avoir eu le pied pris dans une ornière, terminer l'étape sans se plaindre. Mais voilà que le pied se met à gonfler considérablement, l’æœdème est si rapide qu’une heure ou deux à peine se sont écoulées depuis l’accident ; cette tuméfaction si prompte est généralement peu douloureuse.

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