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CHR malade à une impotence fonctionnelle durant de longs mois.
La douleur, en effet, sera provoquée par la compression d’un des nombreux troncs nerveux qui se trouvent au voisinage des métatarsiens, par un cal exubérant : d’où production d’un symptôme douloureux comparable à la métatarsalgie. En outre, ce cal peut comprimer des troncs vasculaires, ou gèner le jeu des tendons, en entraînant à sa suite des névralgies et des œdèmes persistants. Enfin la compression des parties molles entre le cal ét la chaussure peut provoquer une douleur assez violente pour empêcher la marche.
De plus, par suite de l'effort fait par le malade pour éviter les douleurs, des déformations ne tarderont pas à apparaître qui pourront être définitives. Si la douleur est localisée au bord'interne du pied, lé malade soulèvera ce bord et marchera sur le bord externe en portant la pointe du pied en dedans. Si la douleur siège sur le bord externe, la déformation inverse se produira et le malade portant son pied en dehors, marchera sur son bord interne. Cette attitude aboutit très vite à l’affaissement de la voûte plantaire et à la formation d’un pied plat valeus douloureux.
Les déformations du pied sont encore facilitées par l’atrophie musculaire qui accompagne toutes les fractures et par les troubles que le traumatisme produit dans la statique du pied.
La persistance des douleurs est également due à l'ébranlement des systèmes des articulations cunéen-
nes, cuboïdiennes, astragaliennes, etc. À l'élément frac-
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ture s’ajoute l'élément arthrite dont les manifestations douloureuses empêcheront toujours le malade de pouvoir marcher rapidement après une fracture d’un métatarsien (Guénot). vd
D'ailleurs, la disparition de l’œdème et de la douleur, en un mot la guérison, ne survient généralement que deux mois environ après l’accident. On a même cité des cas où la guérison ne survint qu'au bout de huit ou neuf mois (Vergely).
De tout cela, le médecin praticien doit être instruit, pour ne pas s’exposer à considérer comme bénigne une affection qui, en réalité, peut condamner le malade à une impotence fonctionnelle de plusieurs mois. Il devra avertir son malade qu'il ne pourra guère recommencer à bien marcher avant un mois au plus tôt, et qu'il ne devra pas s'inquiéter s’il voit réapparaître de l’æœdème et de la douleur à la suite d’une fatigue occasionnée par une marche un peu longue.
De plus, dans les cas d’expertises médicales pour accidents du travail, dans lesquels il y a lieu de redouter la simulation de la part des ouvriers, on ne saurait être trop prudent; c’est alors que le pronostic doit être réservé et que le médecin ne doit se prononcer qu'après un examen des plus attentifs et avec l’aide de la radiographie. Car, il ne doit pas oublier qu'une fracture des métatarsiens, mème en apparence bénigne, est souvent la cause d’une impotence fonctionnelle absolue ou relative, temporaire ou permanente ; et que dans certains Cas, même légers, il peut survenir des trou-
bles ultérieurs assez considérables pour s’opposer à