OBSERVATION XXXIII
Botsson er Cnaroror, (Archives de médecine et de pharmacie militaires, février 1899.)
Jean Ec.., réserviste, 28 ans, employé de soierié (debout
touté la journée). Père mort d’une bronchite, Mère bien por-
tante, nul antécédent personnel. Marié et père d’un enfant bien portant ; part aux manœuvres le 31 août 1898.
Pendant la première étape,commence à souffrir au niveau du pied droit, sans accuser de causé occasionnelle plus où moins brutale, Le lendemain, au réveil : tuméfaction générale du dos du pied, sans rougeur ni ecchymose. Il affirme que son soulier le gênait au cou-de-pied. Les étapes suivantes sont faites en voiture. Son état persiste malgré le repos et le massage. A la visite, faite à la caserne où on l’a renvoyé, on constate le gonflement, l’impotence fonctionnelle et une douleur vive sur le deuxième métatarsien, et sensation nette de crépitation.
Le 12 septembre, presque plus de gonflement : point très douloureux vers l’extrémité antérieure du deuxième métatarsien, douleur provoquée soit par la pression,soit par la flexion forcée de l'index ; au même niveau, ét sous l’influence des mêmes sollicitations, on a la sensation d’une crépitation superficielle.
La station debout, pied à plat, est possible, le blessé peut aussi se tenir sur la pointe du pied.Les mouvéménts spontanés sont peu douloureux.
Radiographie : fracture du déuxième métatarsien, à la partie la plus reculée de la moitié antérieure, fracture presque transversale, mais de trait irrégulier,avec déplacément suivant l'axe, le fragment intérieur ayant basculé en dehors. Nulle trace de cal
en formation,