OBSERVATION XCIV
Horra. (Merizliche Sachsverst Zeitung. Berlin, 1903.)
Lors d’un incendie de forêt, le 3 septembre 1902, H. S... eut son pied comprimé par le levier de la pompe à incendie de la manière suivante : le pied, placé presque verticalement, ne portait Fu par ses deux extrémités : l’une {les orteils) touchait le sol, l’autre (le talon) était fixée en haut contre la caisse de la pompe; rien ne se trouvait donc sous la partie moyenne de la plante. C’est dans ces conditions que le levier appuya fortement en arrière du talon, sur le tendon d’Achille. Tuméfaction considérable ; le soulier peut être enlevé, mais on ne peut le remettre et le malade est transporté chez lui. On fait un pansenr humide.
Le 21 septembre, on place un appareil plâtré qui reste en place pendant onze Jours.
Le 1% décembre 1902, le malade ressent encore de vives douleurs dans le voisinage des articulations métatarso-phalangiennes. ll ne peut marcher sans bâton. Dans la station debout, le
pied enfle rapidement. Les mouvements des articulations du
pied sont relativement libres et étendus quoique douloureux
ALU MER ON ce SLR TE sy Se lue 2 r:
Îl évite par-dessus tout de marcher sur la pointe dupied; il
fatigue son pied énormément ; on a l'impression que la voûte plantaire s’aplatit peu à peu et que l'extrémité du pied est déviée en dehors.
La radiographie montre un trait de fracture siégeant sur les cinq métatarsiens à environ 1 centimètre de l'articulation méta-
tarso-phalangienne.