OBSERVATION XCV
Guévor. (Thèse de Paris, 1905.)
V. H..., 23 ans, mécanicien, fut blessé le 6 février 1905 par l’explosion d’un tonneau d’acétone, dont les cercles de fer, projetés au loin, lui firent une fracture compliquée de la jambe droite qui nécessita l’ampatation.
Au pied gauche, on constatait un œdème considérable de
tout le dos du pied, une ecchymose occupant également toute
la face dorsale, et une déformation du pied consistant en un
raccourcissement de son bord interne avec hyperextension du gros orteil.
La palpation est très douloureuse. En saisissant l’extrémité antérieure du métatarse entre deux doigts, on perçoit très nettement la mobilité anormale et la crépitation ; de plus, le fragment postérieur du premier métatarsien faisait une saillie dorsale très appréciable, |
On fait de la compression ouatée.
On ne peut radiographier le malade qu’au bout de trois semaines. La radiographie montrait une fracture complète des deuxième et troisième métatarsiens, à l’union du tiers antérieur et
du tiers moyen, avec un déplacement du fragment postérieur
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tel que la diaphyse du troisième s'accole au quatrième méta-
tarsien et que la diaphyse du deuxième va se souder avec la
L' tête du troisième.
| Au niveau de l’extrémité postérieure du premier, la radio- LES 3 graphie montre une ombre irrégulière produite par le cal qui 7
Ê englobe déjà les fragments osseux.
| Le 2 mars, la douleur a presque disparu. L’ecchymose laisse
| encore des traces. On commence les massages. |
S: | Le 20 mars, l’ecchymose a totalement disparu. On perçoit
4% très nettement la saillie dorsale produite par le fragment postérieur du premier métatarsien., Le pied semble raccourci, avec
exagération de la concavité de la voûte plantaire.
Le 20 mai, le malade est guéri; l’œdème et la douleur ont Aie ad
complètement disparu. { 1e 4 Nr F: OBSERVATION XCVI F ns.
| | Gu£nor (Thèse de Paris, 1905). ci 1 | ? Cliché 3862 du Laboratoire de radiographie de l'hôpital | Æ Saint-Antoine. ; | Fracture des deuxième et troisième métatarsiens gauches, à «18 : À l'union du tiers antérieur et du tiers moyen, , 150 ê Il s’agit d’un chaisier, E, M..., âgé de 60 ans, qui, le 30 avril c VA | | 1903, laisse tomber sa varlope sur son pied gauche. | \ Ve :14 Le malade raconte que la marche était impossible tant la an
douleur était forte, que le pied enfla rapidement, et que le lendemain apparut une ecchymose qui occupait toute la surface ; dorsale du pied et s’étendait sur les flancs des orteils ; le pied, dit-il, était noir jusqu'aux ongles. pe
a Il garde le repos pendant un mois ; mais les douleurs provo-
A! De La # PARAIT "#4 A ST, OL SORA OS ( 4 dé \ 4 NL À ART SL
quées par la marche persistent encore pendant un an, de même que l'ædème consécutif à la marche ou la station debout prolongée.
En mars 1905, le malade n’aceuse plus aucun trouble fonc-
tionnel.
o OBSERVATION XCVII
Guévor (Thèse de Paris, 1905).
Cliché 5180 du Laboratoire de radiographie de l'hôpital Saint-Antoine.
Fracture des deuxième et troisième métatarsiens gauches ; trait de fracture transversal, situé à l’union du tiers antérieur et du tiers moyen ; pas de déplacement.
Il s’agit d’un infirmier, F. T..., âgé de 25 ans, qui a reçu, sur le pied gauche, un poids de 25 kilogrammes, dans le courant
de juillet 1904. Il éprouve aussitôt une douleur violente ; le
, . , . . : Î lendemain, tuméfaction considérable, ecchymose de tout le
dos du pied,
Il garde le repos pendant trois semaines et ne peut reprendre
son travail qu’au bout de trois mais.
Le 15 mars 1905, plus de neuf mois après l'accident, l’œdème du pied a totalement disparu ; mais il n’en est pas de même des douleurs qui se font surtout sentir lorsque le malade a
beaucoup fatigué.
OBSERVATION XCVIII Guénor (Thèse de Paris, 1905).
Cliché 4216 du Laboratoire de radiographie de l'hôpital
Saint-Antoine.
*E. L..., 25 ans, homme de peiné, reçoit, le 5 novembre 1903, VE
un corps pesant, sur le pied droit: douleur vive, impotence ‘ fonctionnelle complète, œ dè me occup ant toute la face dorsale qui est également le siège d’une vaste ecchymose.
A garde le repos pendant un mois et demi, mais quatre mois après 1] marche encore péniblement, les douleurs étant vives et continuelles. 4 D
En mars 1905, c’est-à-dire dix-huit mois après l’accident, le 1 malade souffre encore ; à la moindre fatigue, l'œdème réapparaît et il lui est impossible de faire une longue marche sans
éprouver de vives douleurs.