‹ Contribution à l'étude des fractures des phalanges chez le cheval et à leur traitementChapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De tout ce qui précède, nous nous croyons autorisé à conclure : |

10 Les fractures des phalanges chez le cheval sont des accidents excessivement graves dont les causes résident habituellement dans un. effort où un traumatisme de nature variable : violent, lorsque l’os est sain; minime, à tel point qu’il peut passer inaperçu, orsque l'os est le siège d’une altération préalable (rachitisme, ostéoporose, résorption osseuse) ou d’une modification probable de la substance osseuse (sénilité). Des fractures spontanées peuvent également se produire chez certains individus dont le tissu osseux a une fragilité toute particulière, indépendante de tous les états précités, pouvant se transmettre à leurs descendants, comparable en tous points à ce qui se passe dans « la fragilitas ossium » de l’homme et qui doit être en rapport avec des propriétés spéciales des humeurs.

Mais il né peut être question d’inflammiation préa-

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lable, pas plus que d’ostéite de fatigue, terme qui doit être banni depuis les récents travaux sur lostéogénèese.

29 La gravité est en rapport avec les caractères de la lésion, étant nettement plus grande pour une fracture ouverte que pour une fracture close, pour une fracture esquilleuse que pour une fracture simple.

30 D'une facon générale on ne peut guère escompter, sauf cas exceptionnels, une reconstitution acceptable de l'os, si l'animal est abandonné à la seule action médicatrice de la nature.

49 Par contre, nous estimons que, même au point de vue économique, il y a lieu d'entreprendre le traitement, sauf dans le cas de fracture ouverte ou lorsque le sujet est de valeur minime. Le prix d’un animal de boucherie est trop inférieur à celui d'un cheval normal pour ne pas faire un essai, sans doute assez long; mais relativement peu coûteux, surtout à la campagne.

9° Le traitement de ces fractures ne doit pas s’écarter des principes suivants : accélérer le plus possible la réparation normale, et se placer dans les meilleures conditions pour éviter un eal vicieux ou une pseudarthrose, À cet effet, nous estimons nécessaire la mise en œuvre à la fois d’un pansement inamovible et d’un ferrement.

Le bandage le plus pratique est celui que l’on con-

fectionne avec de la’ tarlatane et du plâtre. Il sera appliqué sitôt que possible après l'accident, sans combattre préalablement l’œdème qui est nécessaire à la réparation osseuse. La gangrène sera évitée par une bonne étoupade placée au contact immédiat de la peau, maintenue par des attelles en bois.

Quant au ferrement, il est différent dans sa forme et dans son principe de celui préconisé par Bourgelat,. Il ne doit pas s'adapter sur le membre lui-même; mais 1l doit compléter le bandage, le protéger, le consolider. autre part, nous estimons très important que cet appareil métallique prolonge le membre. On rétablira alors l’aplomb du cheval muni de ce ferrement en creusant le sol sous le membre fracturé. De cette facon, la suspension peut être réduite de telle sorte qu’elle soit à peine perceptible pour l’animal; elle pourrait à la rigueur être supprimée chez un cheval très nerveux, tout au moins au bout de quelques jours. La douleur ayant cessé par l’immobilisation complète des abouts osseux, la fatigue étant fort réduite par suite d’un aplomb redevenu normal d’après notre conception, rien ne s’opposera plus à ce que l’appétit du patient reste bon. Nous avons dès lors, croyons-nous, le maximum de chances pour que la consolidation de la fracture s’accomplisse normalement.

6° Le pansement inamovible sera enlevé vers la

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sixième semaine, le cal définitif devant être constitué à cette date.

70 Il est absolument indispensable d’ajouter à la ration de l'animal de la poudre d’os, du phosphate de chaux, ou de l'huile phosphorée comme le préconisent les auteurs allemands.

80 L’animal accidenté sera placé, de préférence,

dans un local très éclairé.

Vu, Le Doyen, ; Vu, le President de la These,’

Pour le Doyen, l'Assesseur, : HARTMANN BALTHAZAR. ; REA

Vuet permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Parts, CHARLETY x"

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