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mement juste et qui le restera aussi longtemps: que durera l’espèce chevaline. Depuis la guerre, on à pu croire, à certains moments, que cette dépendance étroite allait perdre de son importance, en raison du développement extraordinaire de la boucherie hippophagique et du prix élevé atteint par les bêtes de réforme. En réalité, après une période de désarroi, 1l faut bien reconnaître que toute chose revient à sa valeur exacte. Et c’est ainsi que la différence entre Île prix d’un cheval éclopé destiné à labattoir et celui du même animal parfaitement droit est suffisante pour que le propriétaire n’hésite plus à faire les frais d’un traitement parfois assez long.
Autrement dit, et contrairement à ce que pensent certains esprits chagrins ou à l’imagination trop vive, nous estimons que le cheval d'utilité a encore un beau rôle à jouer dans l’avenir. Et nous prétendons que le vétérinaire qui fait mine de se désintéresser de la médecine du noble animal est non seulement maladroit, mais encore qu'il manque à son devoir.
En tout cas, pour notre compte, nous avons adopté la ligne de conduite suivante : n’envoyer à la boucherie que les incurables ou ceux qui nécessiteraient un traitement trop coûteux.
Il est évident que parfois, et même assez souvent, on peut douter du résultat que nous laissera le traite-
mént institué. D’autres fois, le praticien a trop ten-
dance à se laisser guider par l'habitude, nous devrions dire par la routine. C’est ainsi que, d'accord avec elles, nous avons dirigé sur l’abattoir plusieurs chevaux atteints de fractures des membres. Puis nous avons réagi contre cet entraînement, nous avons essayé de traiter; le succès a couronné cette tentative. Lors de fracture phalangienne, nous avons obtenu la guérison du sujet qui nous était confié. Cette terminaison heureuse est assez rare pour nous inciter à la publier et en faire le sujet de notre thèse. D’autre part, si l’exposé de notre méthode peut engager certains de nos confrères à l'utiliser et si nous apprenons que les recherches ont répondu à leurs désirs nous aurons com-
plètement atteint ‘le but que nous nous sommes fixé.