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la partie interne de la narine : c’est le « mésial crus » de la nomenclature anatomique internationale.
La branche exlerne, plus large et plus longue, va s’insérer sur la partie inféro-externe de l’orifice osseux pyriforme :; elle s'étale dans la paroi externe de la narine (aile du nez) mais n’occupe que ses deux tiers supérieurs : le tiers inférieur dépourvu du cartilage, n’est formé que par la peau : c’est le « latéral crus » de la N. A. I.
Les bords supérieurs des deux branches sont respectivement unis par le périchondre au bord inférieur du cartilage quadrangulaire et aux bords inférieurs des cartilages latéraux, mais ces articulations sont lâches, permettant les mouvements indépendants de dilatation et de pincement des narines.
Le lobule du nez est soulevé par la partie moyenne des deux fers à cheval et entre leurs deux convexités, le doigt qui palpe peut percevoir une dépression avec au-dessus la saillie du cartilage quadrangulaire. Cette dépression, de palpable deviendra visible dans les effondrements du dos cartilagineux, la peau du lobule se trouvant tendue sur les chevalets des cartilages alaires qui tendent à conserver leur position et s’archoutent sur leurs points d'appui respectifs”: épine nasale et angle inféro-externe de l’orifice pyriforme.
Le squelette ostéo-cartilagineux de la pyramide nasale recouvert extérieurement par la peau, le tissu cellulaire, les muscles peauciers et la couche périosto-périchondrale, plans superficiels peu épais, fragiles et abondamment vascularisés, est tapissé intérieurement par la muqueuse nasale, d'épaisseur variable, richement innervée, très vasculaire et toujours facilement déchirable. Cette muqueuse est intimement adhérente au périchondre et au périoste avec lesquels elle forme la fibro-muqueuse. Il existe ainsi deux zones de décollement propices à l’infiltration anesthésique et au cheminement des instruments : une entre les téguments et le squelette, l’autre entre le squelette et la fibromuqueuse. Celle-ci, très épaisse au niveau de l’angle postérosupérieur, du tubercule de la cloison et de l’articulation ‘ chondro-vomérienne, est au contraire très mince au niveau du cartilage quadrangulaire et de la lame perpendiculaire.
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Or, ce sont les portions de la cloison qui se fracturent dans les traumas et cette fracture sera aisément accompagnée de déchirure de la muqueuse et d’hémorragie, plus ou moins abondante, selon le territoire vasculaire intéressé. Mais il faut également noter que la fibro-muqueuse adhérente au piveau de l'articulation voméro-chondrale, du fibro-cartilage de la sous-cloison, et du pied de cloison, est, au contraire facilement décollable au niveau de la lame perpendiculaire et du cartilage quadrangulaire dont les fêlures s’accompagneront, si la muqueuse résiste, d’hématome sousmuqueux, pouvant s'étendre dans toute la zone décollable de part et d'autre du cartilage, les deux poches communiquant par la fêlure cartilagineuse. Celle-ci siège habituellement au niveau du point faible du cartilage, c’est-à-dire de son tiers inférieur un peu au-dessus de l’épine nasale (cinq à six millimètres). Il a, en effet, en ce point un mullimètre et demi d'épaisseur, tandis qu'il s’épaissit à son bord inférieur (trois millimètres) et à son tiers supérieur, où il devient fusiforme et constitue en regard des bords inférieurs des cornets moyens le tubercule de la cloison.
Enfin, la muqueuse qui présente sur les surfaces planes une épaisseur moyenne de deux millimètres, s’épaissit dans la concavité d’une déviation, s’amineit et adhère à la convexité. Comme, selon les lois de la mécanique, la rupture se produit au niveau du sommet de la courbe, il est évident que la muqueuse cèdera facilement et facilitera le déplacement des fragments.
La muqueuse de la cloison se réfléchit au niveau du dos du nez pour tapisser la face profonde de la paroi latérale de la pyramide nasale et cette réflexion de la muqueuse forme le long du bord dorsal de la cloison et, de part et d'autre, une gouttière profonde, étroite : la rimanasi, que l’on doit soigneusement explorer et souvent tamponner dans les traumatismes du nez. La muqueuse de cette paroi latérale est lisse, car elle est située en avant des cornets et constitue la portion pré-turbinale de la paroi externe des fosses nasales. En effet, une coupe frontale des fosses nasales passant immédiatement en avant de l'extrémité antérieure des cornets inférieurs et moyens (et qui, par conséquent, passe par la ligne qui sépare la partie pré-turbinale de la partie
AE — 19 — turbinale) détache le nez extérieur des fosses nasales à la façon d’un nez postiche (S. et J.).
La face interne du nez extérieur a la forme d’un triangle rectangle dont l’hypothénuse serait formée par le dos du nez et le petit côté par le bord externe de l’orifice narinal. La charpente est constituée en allant de bas en haut par la moitié externe des cartilages de l’aile du nez, le cartilage triangulaire, puis l’os nasal et une portion de la branche montante du maxillaire supérieur.
Les traumas qui atteignent le dos du nez provoquent très souvent des déchirures de la muqueuse au niveau de la rima-nasi. Elles peuvent passer inaperçues et non surveillées, déterminer des synéchies et brides cicatricielles qui, à la longue, peuvent, par rétraction, amener des déformations des cartilages latéraux attirés en dedans. Enfin, les traumas du nez extérieur ne limitent pas leurs effets à la portion de cloison prise en avant de la coupe du nez postiche, et il importe de parler succinctement des rapports de la portion profonde de la cloison. Elle offre avec la paroi externe turbinale des fosses nasales, des rapports. qui, par suite de l’obliquité de celle-ci, sont d’autant plus immédiats que l’on considère la partie la plus élevée de la cloison. Les fractures de la lame perpendiculaire seront facilement suivies de synéchies avec les cornets supérieurs et moyens et de troubles olfactifs puisque cet étage donne abri aux terminaisons olfactives, accès aux particules odorantes. Les fractures de l’étage inférieur, au-dessous du cornet moyen, donnent surtout des troubles respiratoires, en cas de synéchie, et des troubles nerveux réflexes.
Nous pouvons ainsi considérer au point de vue chirurgical :
Une superstruclure osseuse : voûte en berceau ou ogivale constituée par.la selle des os nasaux et les apophyses montantes des maxillaires supérieurs. L'équilibre en est assuré par l'intégrité de ces éléments, et la lame perpendiculaire de l’ethmoïde ne joue pas le rôle d’étai, mais n’a que la valeur d’un simple pendentif. Les points résistants sont : la clef de voûte (suture des os nasaux), les retombées de la voûte (piliers fronto-maxillo-canins) renforcés par les arcsboutants sous-orbitaires. Les points faibles sont : les bi-