‹ Contribution à l'Étude des Fractures du NezChapitre 16 sur 56 · PEER · texte numérisé non relu

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dinale bilatérale de la selle nasale dont le trait siège de part et d'autre de la clef de voûte (c c’). Cette fracture se fait, soit sans ‘déplacement, soit avec déplacement latéral, selon l’obliquité et l'intensité du trauma,

c) La fracture unilatérale est rare quoique possible (Jean- Louis Petit). Elle se fait alors le plus souvent sans déplacement, puisque maintenue par l'intégrité de la voûte non brisée.

d) Enfin, chez l'enfant surtout, et presque re deux autres lésions sont possibles à cause de la résistance

# Fig. 3.

Enfoncement des os nasaux entre les apophyses montantes.

relative plus grande chez lui des os par rapport aux joints articulaires. Ce sont :

. 1. L’enfoncement de la selle nasale entre les apophyses montantes écartées après disjonction des biseaux nasaux maxillaires, l'articulation naso-frontale plus résistante servent de pivot (fig. 3).

‘2. La fracture en livre ouvert avec aplatissement de la selle nasale par double disjonction (fig. 4) :

d’une part de la synarthrose médiane qui fait Docu ee d’autre part, des biseaux naso-maxillaires, les os de chevauchant la face externe des apophyses montantes : « À la manière d’un livre qu’on regarde par le dos et qu'on ouvre pour l’aplatir, les feuilles sur le pupitre ». (Duchange). l Des observations de ces lésions rares ont été rapportées par Hamilton (fig. 4).

Schéma des os nasaux et de la cloison sur le plan osseux maxillo-malaire.

Etat normal.

Disjonction sans fracture des os nasaux.

Fractures latérales, sens du choc (de droite à gauche de la figure).

Fracture en livre ouvert, sens du choc (de haut en bas de la figure).

Fracture de Jarjavay ou disjonetion de la cloison et du vomer.

Fracture de Chevallet ou fracture propre de la cloison.

Fig. 4. D'après R. Duchange.

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IT. Laléralement.

a) La lésion la plus fréquente est la luxation latérale des 0S propres. Cette luxation très discutée, a donné lieu à de nombreuses controverses. Admise parwWérdun-1712), Heister (1770) et Benjamin Bell (1796), sans que ces auteurs en aient fourni le moindre exemple, elle fut considérée comme fracture par les auteurs du Compendium. La première

Fig. 5 (d'après Jacques et Sollier, légèrement modifiée) - Lésion dite : luxation latérale des os propres.

a a Ap. montante fracturée. b Ap. montante non fracturée.

c & lame perpendiculaire fracturée.

d biseau naso-maxillaire non disjoint.

d' disjonction naso-maxillaire.

observation digne de foi et minutieusement relatée est celle de Bourguet, d’Aix (1851), que Malgaigne reproduit inexlenso, dans son Traité des Fractures et Luxations. Hamilton l’a observée surtout chez les enfants, mais avec des lésions des apophyses montantes (1884). Elle fut définitivement admise depuis que Longuet (1881) la reproduisit expérimentalement sur le cadavre. Plus récemment, Veyrassat en a publié un cas typique, en 1904, et Gauthier, dans sa thèse en donne une observation chez un boxeur (obs. 14). Ce dernier auteur explique sa rareté par le nombre des conditions nécessaires à la production de cette lésion et qu'il énumère : heurt assez violent, de direction transversale, appliqué à la partie moyenne d’un os propre ; surface con-

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