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Fracture de Bassereau

exactement médian divise ce fragment. La fracture d’AIphonse Guérin est assez souvent rencontrée en clinique, mais ne s’accompagnant pas de déplacement, demande à être recherchée.

. Tous ces types de fracture horizontale provoqués par des traumas directs, agissant au niveau des trois lignes de fai-

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blesse du massif facial supérieur sont dus à un mécanisme fort simple.

Mais il existe, quoique beaucoup plus rarement, des fractures verticales : ce sont celles qui se propagent en bas, vers le plancher.

30 Vers le sous-sol.

a) On a signalé une double fracture verticale (Bassereau) (fig. 11 et 12-5), isolant un fragment médian formé par les os propres et les apophyses montantes et supportant les INCISives ;

b) Quelques cas de disjonction médiane des deux maxillaires, consécutifs à un choc violent sur la racine du nez (Lannelongue) ;

c) Des fractures enfin, dont les deux ordres de trait vertical et horizontal peuvent s'associer : division du massif central en quatre fragments (Walther) ;

d) Nous-mêmes avons observé un cas dans lequel l’étude clinique, mieux que la radio, nous a permis de conclure à un trait de fracture en cœur de carte à jouer. En voici l’observation :

Observation I

C. L..…., quarante ans, mécanicien, chute de motocyclette, collision avec un camion, le lundi 18 décembre, vers 2? heures. Le nez reçoit tout le choc. Perte de connaissance.

Le lendemain, nous constatons les lésions suivantes : ecchymoses palpébrales, œdème naso-palpébral, petite plaie sur la partie moyenne du dos du nez, déformation de la pyramide nasale.

De face : déviation de l’arête nasale à droite, légère concavité gauche, pointe déviée à droite.

De profil : coup de hache à l'union du tiers inférieur et des deux tiers supérieurs.

Mobilité latérale de l’auvent ostéo-cartilagineux, avec crépitation et douleur vive. De plus, dépressibilité de la partie inférieure des os propres : douleur vive en ce point et sur les parties latérales de la selle nasale qui est luxée à droite : on sent la saillie droite du bord externe de l’os propre droit et la saillie gauche du bord antérieur de l’apophyse montante gauche.

La radio, qui fait difficilement apprécier les lésions axiales, montre à l’évidence une fracture inférieure, transversale, des os propres avec enfoncement du fragment inférieur dont l'extrémité supérieure forme charnière avec le fragment supérieur. Pas de douleur spontanée. Ê

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Rhinoscopie antérieure.

À droite : saillie du bord supérieur du vomer, en partie visible à travers la déchirure oblique de la muqueuse.

A gauche i

Déchirure antérieure verticale, laissant voir le fragment cartilagineux et la fracture angulaire, verticale et horizontale, parallèle au bord vomérien sur lequel il est luxé par la fosse nasale gauche. De plus, la déchirure verticale suit le plancher nasal qui est tuméfié, le traverse, et, remonte le long de l'insertion de la tête du cornet inférieur, qui est désinsérée.

Le blessé ne peut mastiquer, l'examen de la bouche montre :

Une phlyctène transversale à l’union du tiers antérieur et des deux tiers postérieurs de la voûte.

Une mobilité en masse très légère, mais très nette de toute l’arcade alvéolaire jusqu'à la deuxième prémolaire droite et la première prémolaire gauche inelusivement. On la mobilise en prenant une dent ou le bord inférieur de l’orifice pyriforme ou le fragment inférieur de la selle nasale.

Un écartement des deux incisives médianes.

Une douleur vive à la pression des deux fosses canines.

Ainsi, choc violent sur la racine du nez, fracture des os propres, fracture de la cloison cartilagineuse, disjonction médiane des apophyses palatines, qui présentent une fracture en 7, la branche transversale séparant un fragment antérieur mobile comprenant : incisive, canine et prémolaire ; ce fragment est mobilisable très légèrement avec le fragment inférieur de la selle nasale. Le fragment postérieur comprend les grosses molaires, est non mobilisable et non douloureux à la pression ou au choc. Nous en avons conclu que le trait de fracture des os propres s'était propagé à peu près symétriquement, obliquement en bas et en dehors, coupanten diagonale la fosse canine, selon la ligne de faiblesse qui représente la bissectrice de l’angle formé par : le fort pilier maxillo-canin et l’arcboutant orbito-lacrymal (fig. 11 et 12-4). Hrejointle bord alvéolaire en avant du contrefort de la région molaire et la ligne médiane pour se rencontrer avec le trait de fracture symétrique en suivant la suture exognathique d’Albrecht ou suture palatine latérale, étendue trarisversalement de la ligne médiane à la dent de six ans supérieure.

Le mécanisme de ce trait de fracture est simple, puisqu'il suit les points de moindre résistance du massif facialsupérieur:fosse canine et suture palatine. Il est très probable que le trait de fracture de Bassereau, laissant en dehors le fort pilier canin, suivait la suture meso-exognathique d’Albrecht, qui part du trou palatin antérieur et se termine, après avoir décrit une courbe à concavité antérieure dans la cloison ou même en dehors de la cloison alvéolaire, qui sépare l’incisive latérale de la canine (fig. 13). Ces sutures qui persistent parfois pendant toute la vie, sont en tous cas des points faibles de la voûte palatine. Il en est de même du sillon médian qui

POLE sépare complètement par une ligne antéro-postérieure, la voûte en : À St] à 5 is » à deux parties égales et symétriques. Mais, quel est le mécanisme la disjonction des deux moitiés de la voûte palatine, dans le cas de choc sur la racine du nez ? Il nous paraît très simple, dans le cas particulier observé par nous et applicable en général à la plupart des cas semblables. D'une part, le cœur de carte à Jouer ie maxillo palatin ayant été détaché, la force agissant sur la clef de

Fig. 13.

Maxillaires supérieurs et os palatins, scissures d’Albrecht.

voûte nasale se répartit en deux composants : l’un qui tend à redresser l’arceau nasal et par le fait même à écarter les deux moitiés du fragment isolé, l’autre qui par l’intermédiare du cartilage et du vomer, tend à enfoncer le soc de la charrue vomérienne dans le sillon qui ne demande qu’à baïller (fig. 14).

Le traitement à été le suivant : pendant quelques jours compresses froides et huile antiseptique dans les fosses nasales. Puis anesthésie locale : infiltration de la pyramide nasale à la novogaine, el cocaïne-adrénaline dans les fosses nasales :

a) Redressement de l’auvent osseux au long speculum de Kilian, soulevant les deux rima-nasi de part et d’autre de la cloison.

b) Remise en place du cartilage fracturé et luxé, maintenu par tamponnement, depuis la rima-nasi jusqu’au plancher.

c) A l'extérieur, on cherche à rétablir l’affinement de l’arête na-

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