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Partie inférieure des ptérygoïdes : ptérygoïdienne inférieure

Intéressant la partie verticale du palatin et parfois le vomer. ù

C'est la fraclure d'Alphonse Guérin (fig. 15).

Ces fractures horizontales présentent la symptomatologie suivante :

Signes fonctionnels

Douleur spontanée, toujours vive au maxillaire supérieur, surtout les jours qui suivent.

Perte fonctionnelle de la mastication.

Dysphagie intense. Lésion des apophyses ptérygoides.

Douleur au brossage des dents qui est impossible et dont

” ENS RDS

l'absence favorise l'envahissement précoce des gencives, du collet des dents par une matière blanchâtre visqueuse, épaisse, réultant de l’hyperactivité réflexe des glandules muqueuses et entraînant une fétidité de l’haleine particulière 4 Duchange).

Signes physiques

Hémorragie nasale toujours signe du premier instant, Elle aurait nécessité, dans un cas, la ligature de la carotide primitive (Batheraud, d'Alger), rapporté par Duchange).

Œdème de la lèvre supérieure épaissie, immobile.

Ecchymoses

1. Fracture haute : Ecchymose en lunette ou en papillon, nasale et sous-conjonetivo-palpébrale.

Fracture basse :

Ecchymoses labiales sous-cutanées et sous-muqueuses.

Ecchymoses vestibulaire et hémorragie gingivales.

Ecchymoses palatines et surtout vélo-palatines.

Ecchymoses du pilier antérieur correspondant au côté fracturé.

Emphysème sous-orbitaire, si lésion de la muqueuse sinusale, avec crépitation spéciale amidonnée, car mélange sang et air, pouvant s’exagérer brusquement quand le malade se mouche, indolore, pouvant s'étendre en s’accroissant pendant plusieurs jours vers le cou, le grand pectoral, et même l’épine de l’omoplate.

Mobilité et crépitation très rares, très douloureuses, la dernière perçue parfois par le malade seul qui entend un craquement.

Douleur provoquée par la palpation du trajet de la hu ture : signe capital dans ces fractures, le plus souvent sans déplacement :

a) Palpation cutanée pour la fracture haute.

Palpation vestibulaire péri-maxillaire et surtout douleur à la pression de l’aile interne ptérigoïde, par le toucher intrabuccal dans la fracture basse.

b) Pression forte, mais progressive des faces enr des dents en en saisissant plusieurs à la fois et douleur haute provoquée

Lésion du sous-orbitaire à rechercher dans les fract tures hautes : zone d’anesthésie sous-orbitaire jusqu’à l'aile du

nez et l’hémi-lèvre supérieure, anesthésie dentinaire et pulpaire des dents antérieures.

B. — Fraclures verticales ou obliques.

1° La fracture verlicale lype, très rare, est celle qui réahse la disjonction médiame du maxillaire supérieur. Isolée, produite par un choc sur la région labiale supérieure, sans lésion de la pyramide nasale, elle ne nous intéresse pas. Mais elle peut être associée :

Soit à une fracture verticale des os propres.

Soit à une fracture horizontale des os propres et du massif facial.

Soit à une fracture oblique.

L’écartement des incisives médianes avec ou sans déchirure et hémorragie gingivale, l’ecchymose médio-palatine sagittale se joignant à la douleur, à la mastication, en sont les signes essentiels.

20 Les fractures obliques se font dans un plan frontal et peuvent être classées suivant deux types commandés par la résistance du pilier maxillo-canin. È

a) Fracture de Bassereau : elle est endo-maxillo-canine : isolant un fragment comprenant les os propres, le massif incisif qu'unissent les bords externes de l’orifice pyriforme. Elle passe par la suture méso-exognathique d’Albrecht (ligne médiane à cloison séparant incisive latérale de canine).

b) Fracture exo-maxillo-canine, dont nous rapportons une observation. Elle comprend les os propres, les piliers maxillo-canins et l’exo-gnathion : elle passe par la suture exognathique (ligne médiane à dent de six ans supérieure).

Dans la première, le sinus maxillaire n’est en général pas intéressé, le cornet inférieur non désinséré.

Dans la deuxième, le sinus est toujours intéressé ; le cornet inférieur dans notre observation était désinséré en partie.

Ce sont des fractures symétriques pouvant s’accompagner comme dans notre observation de fracture médiane (disjonction).

La douleur à la mastication, la mobilité anormale du fragment palatin avec lequel on entraîne la partie inférieure de la selle nasale, les ecchymoses transversales palatines en sont les meilleurs signes que la radio est souvent impuis-

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