‹ Contribution à l'étude des fractures ouvertes de la rotuleChapitre 16 sur 28 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

AUGUSTO-A, Covaro et M. Rizzo, Prensa medica argentina, 10 novembre 1932.

S. E., 21 ans, employé, entre à l'hôpital le 28 août 1931 avec une blessure du genou droit qui empêche la marche et tout mouvement de l’articufation. Cette lésion est due à une chute de cheval.

On reconnaît, à l’inspection, au genou droit, sur la partie médiane de la rotule, en direction transversale, une plaie sanglante à bords contus et sales, avec des morceaux de pan-

talon, de deux centimètres de long et deux blessures parallèles à la précédente, une au-dessus et l’autre au-dessous; elles sont de trois centimètres chacune et dans le même état de malpropreté.

Les mouvements passifs et actifs du genou sont impessible. À la palpation, l'articulation est très douloureuse. Les mouvements que l’on imprime, révèlent une fracture complète transversale de la rotule en son milieu, qui se voit parfaitement ainsi que l’intérieur de l'articulation, à travers la plaie.

On désinfecte à l’alcoo!l iodé,

Intervention deux heures après le traumatisme sous anesthésie générale à l’éther. Antisepsie de la plaie déjà existante de 4 cc. vers le bas. On dissèque soigneusement la peau et le tissu cellulaire en enlevant les parties contuses et sales. Antisepsie de l'intérieur de larticulation à travers la fracture, mais sans lavage total de l’articulation. Immédiatement, cerclage de la rotule au fil métallique. Suture avec points en U; catgut n° 3. Fermeture sans drainage. On applique un bandage immobilisant tout le membre inférieur droit grâce à une attelle de bois; on place une vessie de glace sur la partie traumatisée.

Suites : 29 août : 37°5 de température. Légère hémarthrose. Vessie de glace.

30 et 31 : pas de signe de suppuration, malade apyrétique.

1 septembre : plaie satisfaisante; pas de douleurs. Léger œdème sans température; soins comme les jours précédents.

7 septembre : ablation des points; légère suppuration du tissu cellulaire sans température; on introduit un petit drain pour irrigation à la Carrel.

12 septembre : la suppuration a disparue; on retire le drain et l’attelle.

6 octobre : la plaie est cicatrisée; le malade s’en va par ses propres moyens; la ffexion du genou atteint 90.

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