‹ Contribution à l'étude des fractures ouvertes de la rotuleChapitre 23 sur 28 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

O. CoqQuELET, Journal de Chirurgie et Annales de la Société belge de chirurgie, 31 février 1932.

Il s’agit d’un jeune ingénieur pris dans l’explosion d'un cylindre compresseur...

Le blessé présentait une ouverture large de l'articulation du genou, par une plaie transversale transrotulienne aussi nette qu’une incision chirurgicale. La moitié inférieure de la rotule était brisée en de nombreux fragements; le condyle externe du fémur était fracturé et toute sa moitié antérieure réduite en une série d’esquilles arrachées pour la plupart à la surface articulaire.

Intervention immédiate. Narcose. Excision des bords de la plaie et de tout les tissus contus. Ablation des petites esquilles inutilisables du condyle fémoral; fixation des plus volumineuses au moyen de deux pointes de Paris minces. Suture de la synoviale, de la capsule. Cerclage de la rotule. Crins à la peau. Pas de drainage.

Dans les jours suivants, nous cathétérisons quotidiennement l'articulation au moyen d’une sonde cannelée aux deux extrémités de la plaie cutanée. Il persiste ainsi deux orifices qui n’ont guère plus de un millimètre de largeur. Des flexions actives pratiquées plusieurs fois par jour donnent issue à quelques centimètres cubes de liquide qui s’accumule dans l'articulation; le liquide est du reste amicrobien et présente, seulement à la fin, quelques staphylocoques provenant probablement de la peau.

Le malade sort au bout d'un mois et est soumis à un traitement par massage et mobilisation active. Le blessé a recouvré pratiquement toute la mobilité de son artieufation: la flexion du genou dépasse notablement l’angle droit.

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