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l'excision d’une portion du sciatique pour un névrome avait entrainé des névroses osseuses,
O8s. 30. — Le même auteur a déposé au musée d'Oxford les pièces anatomiques d’un homme qui en coupant du bois s'était blessé avec sa hache... Après deux ans de souffrances on fit l'amputation. Les os de la main étaient remarquablement atrophiés, le pouce surtout. Le squelette, bien qu'ayant conservé sa forme, était d’une extraordinaire légèreté.
Ogs. 31. — Letiévant, en 1873, signale un cas de nécrose partiellede la phalange du médius à la suite de la section du nerf médian.
M. Blum rapporte dans sa thèse d'agrégation une observation personnelle de section du nerf médian recueillie dans le service de Lasègue :
Ogs. 32. — Le malade est tombé sur un tas de verre et s’est fait une plaie profonde ; la plaie s’étend depuis trois travers de doigt au-dessous de l’articulation du coude au côté interne jusqu’à l’apophyse styloïde du radius. M. Blum fit l’autopsie sept ans après et constata : un névrome du bout supérieur du nerf médian ; le bout inférieur se perd dans un tissu fibreux au niveau de la naissance du nerf interosseux. Les os sont raréfiés et amincis, remplis d’une moelle rouge vasculaire au lieu de
moelle jaune comme dans les os sains. La couche compacte est diminuée d'épaisseur,
M. Avezou dans sa thèse, signale, sans insister, plusieurs faits de lésions osseuses consécutives à des plaies des nerfs du membre supérieur. |
Cependant ces atrophies osseuses sont relativement assez rares, comparativement à la fréquence des sections accidentelles des nerfs : Weir Mitchell n’en parle pas dans son 7raité des traumatismes des nerfs ; MM. Mougeot et Couyba les passent également sous silence. Il y a à cela, une raison anatomique : à la périphérie, les anastomoses nerveuses sont nombreuses et, par suile, il peut se produire des phénomènes de suppléance nerveuse, pour l’action trophique des nerfs comme pour leur fonction sensitive. Brown-Sequard niait l'existence des nerfs trophiques, et, pour lui, la simple section des nerfs ne pouvait pas entrainer de troubles de la nutrition ; il distinguait la névro-
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tomie et la névrile : dans le premier cas, il y aurait seulement cessalion d'action, dans le second, il y aurait action morbide. A l'appui de cette hypothèse, les expérimentateurs ont remarqué que, pour produire plus sûrement les troubles trophiques, il fallait irriter le bout périphérique du nerf sectionné, de facon à produire ainsi un certain degré de névrite.
B.— Maladies des nerfs périphériques.— 2° TRoPHO-NÉVROSE FACIALE. — Sur 28 faits de tropho-névrose faciale, Frémy relève 15 cas où des altérations du squelette sont notées: c’est une diminution de volume et une atrophie des os.
2° SCLÉRODERMIE. — Dans la sclérodermie ou tropho-névrose on constate une véritable résorption des os des extrémités : Ball, Charcot et Dufour en 1871, M. Lépine en 1878 en ont cité des observations. M. Hallopeau, en a également signalé un fait à la Société de Biologie en 1872 : l'examen histologique fut pratiqué par MM. Duret et Lagrange et consigné dans la thèse de ce dernier auteur en 1874:
Ogs. 33 (M. Harcopgau). — Examen histologique des os, in thèse de Lagrange. — Sur une coupe de l'index droit les aréoles du tissu spongieux ne contiennent que des vésicules adipeuses et peu de cellules embryonnaires. Dans les travées très irrégulières presque tous les ostéoplastes ont un noyau qui se colore fortement en rouge ; ils semblent avoir perdu leurs prolongements. Le tissu compact a diminué d'épaisseur. La coupe des canaux de Havers est très élargie et généralement le vaisseau qui y est contenu est entouré ou de vésicules adipeuses ou de cellules embryonnaires.
Chalvet rapporte à la Société de biologie en 1871 qu'il avait autopsié à Bicêtre en 1859, un malade atteint de sclérodermie et que « les os étaient devenus tellement friables qu'ils se coupaient comme un navel ».
3° Lèpre. — Dans son beau Traité de la lèpre, M. Leloir cite des faits de résorption spontanée des os sans ulcération. Le fait, dit-il, a déjà été signalé par MM. Lucio el Alvaredo et par Poncet de Cluny au Mexique ; lui-même a eu l’occasion d’en observer plusieurs exemples dans ses voyages en Norwège et en Ita-