‹ Contribution à l'étude des fractures spontanéesChapitre 3 sur 40 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au début de cette étude, il nous semble utile de nous expliquer sur le litre même de notre sujet. Le terme de « fracture spontanée » qui nous est imposé par l’usage n’est pas d’un heureux choix : il n'existe pas, en effet, de fracture spontanée au sens propre du mot; on entend simplement par là que certaines fractures se produisent sous l'influence d’une cause légère et qui serait incapable de briser un os sain, normalement constitué. Broca leur avait donné le nom de fractures pathologiques ; cette expression était meilleure, elle n’a malheureusement pas prévalu. On comprend qu’il existe des nuances, toute une série de transitions entre les fractures dites normales et les fractures dites pathologiques, telle fracture, par exemple peut relever d’une double cause : d’un traumatisme assez sérieux d’une part et d’autre part d’une altération encore peu accentuée du tissu osseux. Notre sujet doit donc s’élargir, et étudier les « fractures spontanées », c’est indiquer en somme quelles sont les maladies qui préparent les os à se rompre sous la moindre violence, et comment agissent ces affections. La question de pathogénie prime tout dans cette élude ; mais, on le conçoit, il ne suffil pas de signaler les maladies qui semblent prédisposer aux fractures comme ont fait la plupart des auteurs qui ont écrit sur la matière, il faut aller plus loin et mettre les altérations osseuses en regard de la maladie causale ; un premier pas sera fait, et il faut avouer que cette étude anatomo-pathologique a

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