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oppose les moyens chirurgicaux, qui, malgré leur indéniable opportunité, sont souvent inefficaces, surtout quand l’induration a envahi, en partie ou en totalité, le cordon testiculaire. En cette occurrence, la vie des opérés ne repose que sur des évènements incertains; aussi l’opération qui se pratique dans une région aussi délicate et si peu accessible à nos moyens d’action, n’a pas et ne peut avoir les sympathies des vétérinaires professionnels, et cela, rien que pour des motifs les plus honorables. » Se refusant à toute intervention chirurgicale, CAUSSE essaya « de favoriser une prompte sécrétion de pus avec l’aide d’un agent thérapeutique mieux approprié à ce but que ceux déjà essayés ». [Il adopta la ouate phéniquée « appliquée sur et autour de la partie libre du cordon induré »; mais & si la funiculite aiguë ou chronique s’accompagne d’un champignon extra-scrotal, il importe, pour assurer la parfaite efficacité du traitement, de l’enlever avant l’application de la ouate phéniquée ». Cette méthode donna à son auteur des succès inespérés et la guérison de funiculites très graves. Cependant, en mars 1898, dans la même revue vétérinaire, LABAT prétendit qu'il n’y avait qu’un seul parti à prendre : « l’ablation du champignon ». Or, au mois d’octobre de la même année, devant l’impossibilité de sectionner le moignon du cordon tuméfié, lors d’une funiculite intra-abdominale, il utilisa la cautérisation actuelle dont il loua le résultat.
De nombreux auteurstentèrent alors de perfectionner la thérapeutique chirurgicale qui s’avérait sinon difficile, du moins très dangereuse. Nous retiendrons ici le rapport de M, Cap1oT, paru dans le Bulletin de la société centrale de Médecine Vétérinaire en 1899, à propos d’une « Note sur l’opération du champignon intra-inguinal » envoyé
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par M. EscLaUzE. « Dans un cas de champignon double et volumineux, M. ESCLAUZE, redoutant une hémorragie abondante et de grosses difficultés pour délimiter la première tumeur en ses régions inférieures, fit, sur la face externe et près de la base de cette dernière, une incision cutanée cürviligne, puis, peu à peu, il l’énucléa de bas en haut jusqu’à la partie saine du cordon, empiétant graduellement sur ses faces postérieure, antérieure et interne, pour le libérer complètement en haut et passer la chaîne de l’écraseur.
Une fois le cordon coupé, la partie supérieure de la tumeur fut rabattue, sortie par l’incision cutanée, et il fut facile d’achever l’énucléation sur la face interne, en allant de haut en bas.
En 1923, Capror et ALMYy, dans leur « Traité de thérapeutique chirurgicale des animaux domestiques » deuxième édition) écrivirent (page 449) à propos des traitements des funiculites : « si les funiculites récentes peuvent être traitées avec succès par les injections de teinture d’iode par la fistule, ou les applications de poudre de sulfate de cuivre sur le bout du cordon et l’administration d’iodure de potassium à l’intérieur, lorsqu'elles sont étendues à la portion intra-inguinale du cordon, ou volumineuses ou anciennes, il faut en pratiquer l’ablation, hormis le cas où celle-ci est contre-indiquée par l’existence de lésions inopérables ». Dans les cas de funiculite intra-abdominale ils conseillaient « de couper la tumeur aussi haut que possible dans l’interstice inguinal, et cautériser avec précaution le moignon induré ou y faire des injections interstitielles de teinture d’iode ». La seule ablation amène parfois la résorption de la tumeur laissée profondément, « Mais généralement, le moignon altéré
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augmente peu à peu de volume, l’infection se propage dans le cordon, des abcès s’y développent; le malade s’amaigrit et finit par succomber. » La funiculite intraabdominale apparaissait donc quasiment incurable.
Mais, tous les auteurs ne partagèrent pas cette façon de voir. Dès 1923, GUETZ employa l’argent colloïdal dans 1e traitement de la funiculite aiguë et, en 1926, GRÉGOIRE signala les bons résultats obtenus avec l’électrargol au service de pathologie chirurgicale de l’école nationale vétérinaire de Toulouse.
En 1934, le professeur LASSERRE dans une thèse sur la « Contribution à l’étude de la funiculite aiguë de castration chez les solipèdes » étudia quelle était la conduite à tenir en présence d’une funiculite. « En l’état actuel de nos connaissances, nous pouvons considérer que l’intervention chirurgicale est le traitement de choix, chaque fois que la lésion est abordable; et il en est ainsi dans les cas de champignon extra et intra-scrotal et inguinal
bas.
Par contre, la chirurgie cède le pas à la médecine dans les localisations inguinales haute et abdominale de la funiculite. La préférence va à la thérapeutique de choc réalisée par l’électrargol, la sérothérapie spécifique ou polyvalente et la vaccinothérapie s'étant montrées inefficaces.
De nombreux auteurs adoptèrent cette conception du traitement des funiculites; on essaya de combattre les funiculites internes par des antiseptiques généraux. CoRALIN, en 1935, signala dans la Revue vétérinaire militaire (tome 19) deux cas de funiculites traitées avec succès par l’iodure de potassium, Maïs au fur et à mesure