‹ Contribution à l'étude des Funiculites de castration chez le cheval: Indications thérapeutiquesChapitre 9 sur 39 · MON · texte numérisé non relu

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LASSERRE montrèrent que les agents les plus importants seraient le streptocoque et surtout, des germes anaérobies, notamment le bacille de la nécrose.

Chez un chéval entier, ils injectèrent dans la veine spermatique, 0,50 cc. de culture de ce bacille entre deux ligatures, sur le cordon découvert; la castration fut ensuite pratiquée par excision du testicule à la pince . REIMERS, au dessous de la ligature inférieure. Le cheval succomba au bout de 9 jours. Le cordon présentait des foyers d’abcédation avec pus renfermant le bacille de la nécrose et un foyer de thrombose sur le trajet de la veine spermatique, lésions pouvant être considérées comme représentant très fréquemment le premier stade de l’infection funiculaire' spontanée. A la même époque, ce germe fut mis en évidence par APOSTOLEANO et VLADUTIU en Roumanie et, en 1937, par HUYCHENS et de SarnT-Mourins en Belgique. En 1941, VELu et le professeur LASSERRE isolèrent le Bacillus Proteus. À Vheure actuelle, d’autres germes ont pu être mis en évidence : vibrion septique, Bacillus perfringens, bacille pyocyanique... Ils paraissent exceptionnels, le streptocoque et le bacille de la nécrose (bacille de BANG-ScHMoRL) étant les plus souvent rencontrés. Tous les germes de la suppuration peuvent être incriminés; ils peuvent agir seuls; en général, ils forment des associations aéro-anaréobies, la plus fréquente étant celle du streptocoque et du bacille de la nécrose.

Le traitement des funiculites de castration évoluait au fur et à mesure que les connaissances étiologiques se précisaient, D’après CADIOT et ALMY (traité de thérapeutique chirurgicale des animaux domestiques, tome If, 1924, page 442), on a « longtemps traité celle-ci comme une

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simple fistule: par la cautérisation au fer rouge des pärois du trajet fistuleux, la cautérisation et l'application de potasse caustique et de sublimé, par les injections de teinture de cantharide, l’introduction dans la plaie de pâte caustique, l'application sur la tuméfaction périfistuleuse d’une préparation vésicante (onguent vésicatoire ou pommade au biiodure de mercure) ». En 1829, [par la voie du Recueil de médecine vétérinaire| DEscortes fit connaître l’histoire de trois chevaux affectés de tumeur intra-abdominale du cordon qu’il traita par l’excision par: tielle et par la cautérisation pénétrante. Deux de ces animaux guérirent parfaitement, le troisième succomba. D'autre part, on trouve dans le Journal des vétérinaires du Midi, 1834, l’observation d’un cheval affecté d’un énorme champignon que BERNARD attaqua par le cautère actuel et la potasse caustique. Cette opération fut couronnée de succès. Ces différents traitements furent aussi signalés par LAFOossE qui conseilla « la cautérisation actuelle, avant de recourir à l’extirpation de l’engorgement ». Puis il écrivit en 1855 [dans le Journal des vétérinaires du Midi, page 66| « l’engorgement rebelle, simple ou compliqué de champignon, de fistule, doit-être attaqué par l'opération même lorsqu'il arrive au-dessus de l’orifice supérieur du trajet inguinal. [importe de faire remarquer qu'elle est assez grave, pour que l’on ne doive y recourir qu'après avoir employé avec persévérance la médication qui vient d’être exposée. Elle consiste à isoler le cordon de ses enveloppes, à le comprimer sur une parte saine ». En 1857, ScHuir, de Saint-Petersbourg, préconisa l’extraction partielle de la tumeur avec le bistouri (Recueil de Médecine Vétérinaire. 1857). En 1879, FELIZET père, dans un article « Sur le champignon interne » paru dans le (Recueil de Médecine Vétérinaire

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de la même année), proposa (page 1.104) le traitement suivant : l

I. Cataplasme émollient sur toute la région sacrolombaire, lavements anodins, friction à l'huile de jusquiame laudanisée et chloralée sur la région inguinale, régime délayant, 5 jours de repos absolu.

IL. Continuation, si les signes marquent mieux et surtout si l’exploration rectale accuse amoindrissement de volume du squirrhe.

: En cas de persistance des premiers symptômes et à plus forte raison si le mal progresse :

a) Coucher l’animal presque sur le dos.

b) Largement et aussi profondément que possible débrider la fistule.

c) Y plonger la main préalablement huilée.

d) Faire franchir hardiment à l’index et au médius l’orifice abdominal du trajet inguinal.

e) Détacher, saisir, et précautionneusement, amener au dehors la tumeur.

f) Enfin, la réséquer, soit au cautère chauffé à blane, soit la détacher par le procédé CHEVRIER, ou, si l’allongement du cordon est. possible, l’étreindre, au-dessus de sa base, entre les lames d’un casseau très courbe, lui-même étreint entre les mors acérés d’un petit étau léger et l’entenaillant dans une rainure spéciale.

Pourtant, dès 1898, Causse {sur la Revue de Médecine vétérinaire de janvier], écrivait :

« Lorsque le traitement thérapeutique est impuissant à enrayer la marche ascendante de cette phlegmasie, on lui

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