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L’infection microbienne est la cause déterminante.
Cette infection peut être apportée directement par le vétérinaire ; LEMETAIS a même montré qu’un prélèvement effectué sur les mains aseptisées à l’acool ou à la teinture d’iode permet de réaliser de « superbes cultures » microbiennes.
L’asepsie insuffisante au cours de l’opération, la malpropreté des litières peuvent entraîner de véritables enzooties d’écurie.
Signalons aussi les affections intercrurentes qui peuvent évoluer au niveau du cordon amputé (Loi de Max- SCHULLER) et provoquer les funiculites.
Les.casseaux, facteur le plus important de prédisposition, laissent une escarre, excellent milieu de culture pour les germes déterminant l'infection. Parmi ces germes, il en est de banaux : streptocoque,, staphylocoque, tous les microbes pyogènes profiteurs d'occasions; on rencontre fréquemment des anaérobies; vibrion septique, bacille de BANG-ScHMort, Bacillus proteus.. Il est rare de ne trouver qu’une seule espèce microbienne; il existe le plus souvent une association aéro-anaérobie, en général : streptocoque-bacille de BANG-SCHMORL.
ir Lee Pathogénie.
« Dans la constitution anatomique du cordon ‘entrent un grand nombre de multiples racines de la veine spermatique. Ces veines et veinules sont brutalement traumatisées par l’application des casseaux, si bien qu’au-dessus du clamp de bois, le traumatisme détermine la constitution de caillots; si ces derniers sont la proie de l’infection, ils deviennent le siège d’une suppuration. Ainsi la funiculite a pour base anatomique la phlébite spermatique. Et suivant la localisation anatomique du processus sur la hauteur du cordon, il est facile de distinguer entre les funiculites extra-scrotale, intra-scrotale, inguinale et intra-abdominale qui peuvent se succéder régulièrement, mais dont chaque étape peut constituer le stade initial de l'affection. » (Conférence du Professeur LASSERRE, sur les « Suites opératoires et complications de la castration chez les solipèdes », Revue de médecine vétérinaire des écoles de Lyon et de Toulouse, août-septembre 1948, page 371, ligne 24.) |
L’infection de la plaie opératoire se propage soit par la séreuse, la tunique celluleuse, les veines, les artères, le canal déférent, soit même par le crémaster partiellement intéressé dans l’amputation basse du cordon. Après l'enlèvement des casseaux, l’escarre constituée remonte dans le canal inguinal et augmente les dangers de l’infection. « De l’escarre, les germes envahissent le thrombus et la phlébite suppurée et constituée qui pourra donner lieu à des complications bien connues : les abcès métastatiques, les ulcérations de l’uretère qui le mettent en communication avec la veine spermatique et déterminent l’hémorragie externe par voie vésicale et urétrale, les
LME
LS 1: RER ulcérations de l’aorte avec son hémo-péritoine » (Conférence précédente, page 372, ligne 16.)
Tous les éléments du cordon peuvent participer à son inflammation; mais il semble, comme le fit remarquer le Profeseur LasserRRE, que la part la plus importante revienne à la voie veineuse (Thèse, 1934, sur la « Contri-
bution à l’étude des funiculites aiguës de castration chez
les solipèdes. Phlébite spermatique », page 74, ligne 4).
« Et cette conception trouve son fondement dans
Tévolution de la lésion, dans les complications parfois observées : phlébite de la veine cave postérieure par pro-
pagation de la phlébite spermatique, abcès métastatiques
en divers organes et aussi dans les constatations macrosco- piques faites à l’autopsie des animaux morts des suites de cette funiculite. »
Et il résume (page 84, ligne 29) : «... il est permis d'écrire en conclusion des données qui précèdent, que l’existense d’une phlébite spermatique compliquant la castration par les casseaux, contrôlée cliniquement et
anatomiquement, est la base d’un bon nombre de funicu-
lites aiguës par infection, dont elle paraît devoir aggraver le pronostic. »
A la sortie de l’anneau inguinal supérieur, la séreuse péritonéale qui enveloppe le cordon s'ouvre de telle manière que les vaisseaux testiculaires deviennent extrapéritonéaux (Rappels anatomiques du cordon testiculaire et de ses enveloppes, page —) ; le pus qui peut se constituer à ce niveau décolle le péritoine de la paroi et fuse dans les régions déclives de l’abdomen, déterminant le phlegmon sous-péritonéal.
La Die
Les rapports anatomiques suffisent à expliquer à eux seuls la pathogénie de certaines complications : adénites, ulcérations, thromboses…
« À côté de cette forme aiguë, il existe une modalité chronique, plus fréquente il y a quarante ans qu’aujourd’hui. Elle se caractérise par une évolution très lente étalée sur deux à trois ans. Elle se manifeste par l’écoulement hors d’une minuscule fistule scrotale, d’un pus jaunâtre et graveleux. Chaque petit « gravier », chaque granulation, apparaît au microscope comme un grain botryomycosique que Macrou d’une part, puis Dumas, NICoLLE et CESARI ont identifié à une forme évolutive adaptative du staphylocoque pyogène. Il cultive au sein du moignon funiculaire en y déterminant une lésion essentiellement froide et indolente » (Conférence du Professeur LASSERRE sur les « Suites opératoires et complications de la castration chez les solipèdes », Revue de médecine vétérinaire des écoles de Lyon et de Toulouse, août-septembre 1948, page 372, ligne 21).
Cette forme, fréquente au début du siècle dernier, paraît avoir comblètement disparu aujourd’hui.