QUATRIEME PARTIE
Nous ne retiendrons pas ici les traitements préconisés par les anciens auteurs qui ne tenaient aucun compte des agents microbiens. Nous ‘exposerons les procédés thérapeutiques actuels que nous avons expérimentés.
A. Funiculite par étranglement.
Dans la forme aiguë, il suffira de saupoudrer le moignon funiculaire avec une poudre composée à parties égales d’alun et de charbon végétal. Le scrotum sera préalablement protégé par une couche de vaseline neutre.
Si le cordon est devenu trop volumineux, on couchera l'animal; la ligature double du cordon en partie saine avec du catgut n° 6 préviendra les hémorragies; la chaîne de l’écraseur de CHASSAIGNAC rémontée jusqu’à deux centimètres au-dessous de la ligature permettra d’écraser lentement le funicule avant de le sectionner complètement. La plaie sera saupoudrée de sulfamides; on injectera 10 cc. de sérum antitétanique et 20 cc. de sérum antigangréneux sous la peau de l’encolure; 20 grammes de sulfatiazol seront administré per os pendant quelques jours. À la suite de l’opération, un oedème inflammatoire peut apparaître qui se résorbe rapidement,
HEIN ADS)
La forme chronique peut guérir sans traitement, si les plaies de castration enserrent étroitement le cordon; mais, l’amputation de la tumeur pratiquée comme dans la forme aiguë est préférable.
B. Funiculite par infection.
La localisation des funiculites infectieuses commandera le mode de traitement : médical ou chirurgical; l’association des deux thérapeutiques sera d’ailleurs souvent nécessaire.