II. Sulfamides
— Sulfathiazol administré per os :
— 20 grammes le matin; — 20 grammes le soir.
Le dimanche 19, la température, qui était de 38°5 la veille, est tombée à 37°7.
On termine le traitement par :
. L Pénicilline injectée par voie intra-musculaire. A 7 heures, 300.000 U. O. | en solution dans du sérum physiologique ; À 10 heures, 300. 000 U. O.
en solution dans du sérum physiologique:
A 13 heures, 300.000 U. O.
en solution dans du sérum physiologique ;
A 16 heures, À 19 heures, À 22 heures,
A 24 heures,
ro
en solution dans du sérum physiologique; 300.000 U. O.
en solution dans du sérum physiologique; 300.000 U. O. |
en solution dans du sérum physiologique; 700.000 U. O.
en solution retard (subtosan).
IT. Sulfamides.
— Sulfathiazol administré per os :
grammes le matin;
— 20 grammes le soir.
Au total, nous avons utilisé :
— 5.000.000 U. O. de pénicilline en 48 heures, — 80 grammes de sulfamides.
Le lundi 20, température : 37°4.
On administre encore per os 40 grammes de sulfathiazol. Une analyse d’urine montre un dépôt sédimenteux blanchâtre; on ne note pas la présence d’hématies.
Le mardi 21, la température a augmenté : 38°6.
Au niveau de l’aine droite, on sent un point fluctuant que l’on ponctionne au cautère, il s’écoule 1 litre à 1 litre et demi de pus, dont on prélève deux échantillons.
Du 22 au 31 décembre, pas de traitement spécial compresses chaudes sur les parties œdématiées et nettoyage des plaies de castration et de ponction,
L'état général est bon, \
Ho MAR
» , En Q Les résultats de l'examen bactériologique du pus sont les suivants :
Flore microbienne complexe, mais caractéristique : .— Bacillus œdématiens,
— Streptocoque aéro-anaérobie non hémolytique, — Colibacille,
— Bacille de Bang-Schmorl.
Le lundi 3 janvier 1949, la température est de 37°8.
L’exploration rectale montre sous la lèvre interne de l’anneau inguinal supérieur une rétention purulente de la taille d’une mandarine. On nettoie les plaies de castration qui suppurent toujours; on les enduit ensuite de vaseline.
Le mardi 5, intrigué par la persistance de cet écoulement purulent, on décide de coucher l’animal afin d’examiner les plaies; mais la recherche de l’escarre provenant de la castration par les casseaux reste négative; la place est écouvillonnée à la teinture d’iode.
Du 5 au 11, les plaies sont nettoyées quotidiennement et enduites de vaseline.
L'état général est toujours bon.
. Le mardi 11, température : 37°3. L’exploration rectale permet de reconnaître au-dessus de l’anneau inguinal supérieur droit une petite tuméfaction grosse comme je pouce, formée de tissu scléreux, dernier vestige de l’abcès.
Après 25 jours de traitement, l’animal est donc complètement guéri; il demeure encore en convalescence une semaine à l’école vétérinaire; il est repris le 28 janvier par son propriétaire,
OBSERVATION III Funiculite extra-scrotale.
« Champignon de castration >» proprement dit.
Demi-sang alezan à extrémités lavées, 4 ans, appartenant à M. T.., à Saint-Simon (Haute-Garonne).
Cheval castré par la méthode des casseaux dans la région toulousaine. Présente une funiculite extra-scrotale, traitée sans résultat par les sulfamides et qui s'aggrave depuis un mois. L’animal est amené au service de clinique chirurgicale le 22 avril 1949. A l’examen, on remarque au niveau de la plaie de castration gauche « un champignon extra-scrotal », de la grosseur des deux poings réunis; la température est normale : 37°4.
Les 22, 23, 24, 25 avril, des compresses chaudes sont faites sur la région tuméfiée, que l’on saupoudre ensuite avec un mélange à parties égales de sulfapyridine et d’alun. CRIE
Le 26 avril, la température s’élève à 37°8. Le cheval étant à jeun, on lui administre per os 7 grammes de gardénal avant de le coucher pour l’ablation du « champignon ».
Au niveau de la plaie de castration droite, on retrouve 9 Q L . .
l’escarre laissée par les casseaux; on l’excise aux ciseaux.
Le « champignon » affecte la forme classique en « battant de cloche ». Pour pratiquer son ablation, il n'est pas nécessaire de débrider les enveloppes testiculaires; la chaîne de l’écraseur remontée le plus haut possible, on sectionne au-dessus de son renflement. Auparavant, pour prévenir toute hémorragie, le cordon
avait été transfixé au catgut n° 6. Du dagénan en poudre est introduit dans les plaies opératoires; on injecte sous la peau de l’encolure 20 ce. de sérum antigangréneux et 10 ec. de sérum antitétanique. On administre per os 20 grammes de thiazomide :
—— 10 grammes le matin,
— 10 grammes le soir.
À la coupe, le « champignon » apparaît constitué au centre par du tissu de sclérose blanc nacré; à la périphérie, existe une deuxième zone faite de bourgeons qui tranche nettement avec la zone précédente. Trois prélèvements sont effectués en vue d’une analyse bactériolo-
gique.
Les 27, 28, 29, 30 avril, la température est successivement de 38°2, 38°1, 37°9, 38°. On administre quotidiennement 20 grammes de thiazomide per os.
Une analyse d’urine permet de mettre en évidence :
— De nombreuses cellules vésicales de la couche
moyenne ;
— Quelques hématies;
— Quelques pyocytes et quelques microbes banaux.
Les 1°, 2 mai 1949, la température diminue régulièrement, pour n'être plus que de 37°6 le 3 mai. L’animal guéri est retiré par son propriétaire.
Les résultats de l’examen bactériologique ont été les suivants :