RE
Entré le 25 juin, venant de Chissé.
À partir de 1915, se plaini de troubles gastriques. Ces symptômes sont légers, reviennent chaque année, durant quinze jours à un mois et consistent en une sensation de ballonnement, de pesanteur, survenant une heure à une heure et demie après les repas, sans renvoi acide, sans douleur et se terminant de temps en temps par un rejet d’un liquide glai- Teux. :
Fin décembre 1922, apparition d’une douleur constante au creux épigastrique, avec irradiation dans le dos, calmée par ingestion alimentaire.
Au cœur, double lésion aortique.
À la radio, signes nets d’ulcus gastrique.
Dans la nuit du 26 au 27 juin, perforation de l’ulcus, douleur intense, contracture de la paroi.
Intervention le 27 7juin 1922. L'état cardiaque du malade et son état général très déficient, font préférer à l’anesthésie générale la rachi-anesthésie, 10 centigrammes, scurocaïne, XIE D., d”° L.
Péritoine plein de liquide louche. Estomac adhérent sur toute sa face postérieure. Très haut sur la petite courbure, on trouve une perforation de la grosseur d’un pois. Tout autour, énorme induration recouverte de fausses membranes. Dans l’impossibilité absolue de suturer les lèvres de l’ulcère, on pratique une large résection; suture transversale en trois plans au catgut.
Gastro-entéro-anastomose transmésocolique postérieure au bouton de Jaboulay.
Décès le 28 juin, à sept heures et demie.
À l'examen de la pièce, ulcus sans signes de dégénérescence maligne.