‹ Contribution à l'étude des gastrectomies dans le traitement de l'ulcus gastriqueChapitre 28 sur 32 · OBSERVATION XXXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIV

M... Charles, 55 ans, Pont-de-Beauvoisin (Isère). Entré le 7 novembre 1927.

RÉSUMÉ DE L'OBSERVATION. — Début des symptômes gastriques vers la fin août 1927. Perte de l’appétit, amaigrissement de 110 kilogrammes ; aigreurs et brûlures deux heures après les repas suivies de vomissements presque journalier. Molœna à

. deux reprises à sept ou huit jours d’intervalles en octobre.

À la radio : estomac moyen, déborde la ligne médiane de trois travers de doigts, la moitié haute de la petite courbure est seule sensible à la palpation. Tonicité diminuée. Le pylore et le duodénum sont largement perméables. !

Intervention : 9 novembre 1927. — A. G. Kélène-éther.

Estomac parfaitement mobile ; épaississement du pylore du côté de la petite courbure. Exploration négative des voies biliaires. On. décide de faire une gastro-pylorectomie en un temps. Section première du duodénum ; en basculant l’estomac de droite à gauche, on constate un gros épaississement de la petite courbure et du petit épiploon, avec disposition irradiée des vaisseaux montrant qu'il existe un ulcère juxtacardiaque de la petite courbure. On pratique une gastropylorectomie en gouttière de Panchet enlèvant la presque totalité de la petite courbure. Suture de la tranche gastrique en trois plans au catgut après abandon d’un demi boutn de Jaboulay dans la cavité gastrique. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique.

Suites opératoires simples.

Réponse au questionnaire à la date du 8 juin 1928 :

« Au point de vue de mon opération, je n’ai pas eu trop de malaises, ni trop souffert de l’estomac. J'ai engraissé de 20 kilogrammes, j'ai repris mon travail sans trop souffrir,

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« Comme régime, je l’ai suivi assez longtemps, comme vous me l’aviez dit et petit à petit je me suis mis à manger de tout. Depuis que j'ai recommencé à travailler, j'ai cessé tout médicament. Je n’ai jamais vomi, ni sang, ni aliment, tout digère très bien. Les repas copieux ne m'ont jamais fatigué. Je n’ai ni aigreurs ni renvois acides après mes repas.

« Je ne souffre pas trop, inais tout de même je ne suis pas aussi solide qu'auparavant.

« Je ne vois pas autre chose à vous signaler pour le moment. »

Résultat excellent,

OBSERVATION XXXV M... Jean, 40 ans, La Cluze (Hautes-Alpes).

RÉSUMÉ DE L’OBSERVATION. — Entre en chirurgie le 1% décembre 1927, envoyé pour hématémèse.

Depuis l’âge de 25 ans, souffre de l’estomac, avec vomissement alimentaires fréquents et abondants, où on retrouve parfois des aliments ingérés la veille.

Les vomissements calment les douleurs.

Première intervention : en mars 1926. — Suites parfaites, . le malade reprend de 8 kilogrammes en sept ou huit mois ; plus aucune douleur, aucun vomissement.

Hématémèse le 15 septembre 1926, suivie de crises douloureuses. 6

Anesthésie locale de la paroi. Laparotomie médiane sousxyphoïdienne.

On trouve des adhérences très serrées unissant toutes les faces de l’estomac avec les organes voisins.

Libération partielle des adhérences et gastro-entérostomie transmésocolique au bouton. En aucun endroit on ne trouve d’'ulcère en évolution. j

Deuxième intervention. — On trouve un énorme ulcère, entièrement adhérent, mais ces adhérences sont assez lâches pour pouvoir être clivées, Par ailleurs, la gastro ancienne

paraît oblitérée. On pratique la section première de l’estomacet on abouche en termino latériale, le tiers inférieur de la tranche gastrique dans l’anse pépinale, partant de‘ l’ancienne :gastro." Libération ‘difficile d’avec le pancréas: Sur:la pièce on‘ trouve un ulcère pyloro-duodénal situé ‘sur la ‘face antérieure du pylore avec grosse rh du bulbe duodénal. | Suites opératoires. — Pouls de plus en plus Sa bientôt incomptable, ‘angoisse, choc. | Décès à 7 heures du matin. ie À l’autopsie. — On trouve des caillots dans tout le ventre, les épiploons sont infiltrés de sang ; mais néanmoins l’hémorragie semble insuffisante à expliquer la mort, il faut admettre que le malade était A affaibli par son . hématémèse antérieure:

RORSEHESFION XXXVI

- B:3-V.. | Gééon. Henri, 51 ans, rt

Késuné DE L'OBSERVATION: / — | soute de l’estomac depuis une quinzaine d'années, digestions pénibles, lourdeur ‘épigastriqué: "Bientôt les syrnptômes Ss’accentuent. "Crises ‘doulouréuses survenant soitune heure, soit cinq où Six heures ‘après les repas, se terminant souvent par dés vomissements, qui ali méntaires’ at début, sont quelquefois! couleur marc de Café. Selles noirâtres.

‘Intervention :19 décembre 1928. =- A: G: Kélène- éner

On trouve un gros ulcère rétractif, haut situé ‘Sur la pétité courbure! En raison de l’aspéct blanchâtre des! lésions: et l'estomac n'étant pas-en rétention on es ‘une ° gastro: te en üun temps! 1! 6760

“Suture première de la tranche duéodéate < Ge erétabtissemient de la continuité par le procédé de Potya." vè ao pi$5ls D

‘Suites ‘opératoires: 221Vaécin “DréRSATE a "Weïll et Dufour; les”Suites sont simplés jusqu’au 22 -décembré; 151100 *1Aïcette date; point. de côté, 0° —"38°9; submatité ét râles crépitants aux deux bases,

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Le 26 décembre. — L’ RSA révèle un foyer pneumonique à la base droite, rien à gauche: Le 8 janvier, dyspnée très marquée (48-52 R. à la minute) qui devient inquiétante. Lä ‘pneumonie évolue normalement: au HORS de vue Rens physiques, pas de liquide. NOFAS :

Le pouls faiblit petit à OU AE une |médication toni- Été intense. LE

“Décès le'22 janvier 1929. :: DA XUSEUGITON A l’autopsie : rien! de "Re6tal à sn

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