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diagnostic précoce ne peut se faire que sur des signes de probabilité, Lorsque les lésions constatées ne présentent aucune érosion ni aucune trace de sphacèle, il est parfois difficile de les distinguer de simples formations polypoïdes volumineuses; et, d'autre part, certaines gastrites hypertrophiques irrégulières se présentent volontiers sous l’aspect d’une saillie plus ou moins végétante et saignante, d'aspect pseudo-néoplasique (MOUTIER).
Aussi semble-t-il ressortir de ces discussions que ce n’est pas tant l’aspect de la lésion qu’il faut considérer, que son évolution, d’où la nécessité de pratiquer des endoscopies répétées.
Lorsque, à des examens successifs, on ne trouve pas d’ulcérations, pas de végétations, et surtout pas d'extension des lésions par rapport aux examens précédents, il y a peu de chances pour qu’il s’agisse d’un cancer (MOUTIER).
Dans notre observation, le fait que les lésions ne s'étaient pas étendues dans les deux mois qui s’étaient écoulés entre la première et la deuxième gastroscopie était contre l'hypothèse du cancer, car on connaît la rapidité d’évolution de certains néoplasmes gastriques. La gastroscopie semble donc d’un réel intérêt pour le diagnostic des gastrites pseudo-cancéreuses. Bien qu’elle ne soit pas mentionnée dans la plupart des observations similaires déjà citées, elle a permis à GUTZEIT et TEITGE de faire, chez leur malade, le diagnostic exact de gastrite.
Que dire de la gastrophotographie? Bien que des auteurs tels que SCHINDLER en Allemagne, GariN et BERNAY en France, lui aient consacré d’importantes
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études, il ne semble pas qu’elle eût été susceptible d'apporter, dans le cas qui nous occupait, de renseignements particuliers. Mis à part le fait qu’une telle méthode n’est pas encore entrée dans la pratique courante, elle semble présenter de sérieux inconvénients, tant au point de vue technique qu’à celui de ses résultats. GARIN et BERNAY soulignent d’ailleurs eux-mêmes l’inconstance de ses données et ses lacunes, la région antrale étant quasi inaccessible,
En résumé, chez notre malade, ni la radiologie, ni l’endoscopie ne nous autorisaient à éliminer ni à affirmer une néoplasie.
Aussi l'intervention fut-elle décidée.