‹ Contribution à l'étude des gastrites pseudo-cancéreusesChapitre 25 sur 31 · TAG · texte numérisé non relu

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Enfin Mourir, soulevant le problème des gastrites précancéreuses, note l’association fréquente de gastrite et de cancer, et la possibilité de développement d’un cancer sur la gastrite accompagnant un ulcère (cas de certains ulcéro-cancers).

Si le cancer frappe le plus souvent des sujets sans passé dyspeptique, il peut également se préparer insidieusement par des phénomènes rappelant la gastrite chronique (MoUTIER).

Il est difficile dans ces cas de préciser le début de la greffe épithéliomateuse, et il est parfois délicat d'interpréter l’état exact de la muqueuse dans certains cancers « à paliers >» (MOUTIER), qui présentent des rémissions et sont parfois sensibles au traitement antisyphilitique.

Egalement difficile est l'interprétation du rôle de la syphilis dans ces cas : formation mixte syphilo-cancéreuse ou cancer évoluant tardivement sur une gastrite précancéreuse syphilitique? (MouTtER).

De ces nombreuses discussions, que conclure? Y a-t-il vraiment un critère histologique certain de l’état précancéreux, si tant est qu'il existe?

Il semble qu’il ne faille pas attacher une valeur trop absolue à l’existence d'anomalies telles que les hétérotopies glandulaires, les hétéroplasies caliciformes (métaplasie intestinale de certains auteurs), à. moins d’effondrement de la basale.

Cependant, ces gastrites atrophiques hyperplasiques, où l’on voit évoluer simultanément une atrophie progressive avec métaplasies et des proliférations d'aspect parfois anarchique de l’épithélium des cryptes glandulaires, représentent un bouleversement de

NL #7: HE

la structure histologique normale, qui détruit l’harmonie glandulaire et constitue très probablement un terrain particulièrement favorable à l’éclosion du processus néoplasique. Rien de tel n’était donc à envisager dans le cas particulier de notre malade, où, en plus du siège fundique des lésions, et du chimisme normal, les lésions histologiques se montraient avant tout d’ordre altératif et inflammatoire, sans aucun des caractères que nous avons donnés plus haut comme suspects d’une dégénérescence éventuelle.

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