‹ Contribution à l'étude des gastrites pseudo-cancéreusesChapitre 27 sur 31 · LUS TR · texte numérisé non relu

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paroi gastrique et leur aspect très spécial, font penser aux lésions gastriques si particulières que nous avons rencontrées chez notre malade et rappellent, d’après les auteurs, les œdèmes intenses, succédant à l’ingestion de caustiques.

Chez d’autres malades, on a pu retrouver à la base une intoxication par des substances alimentaires ou médicamenteuses, ou encore une intoxication endogène.

D’autres fois, c’est une INFECTION qui semble être en cause, infection banale ou spécifique. En effet, parmi les observations de syphilis gastrique à type pseudonéoplasique que l’on a publiées, à côté des formes tumorales, ulcéreuses, gommeuses ou linitiques, se détachent un certain nombre de cas où il s’agit de lésions gastritiques (cas de LEMIERRE, de PEeriT-DuTaAIL- LIS et I. BERTRAND, de F. MouTIER).

Le diagnostic de syphilis, sans signature anatomopathologique le plus souvent, est basé sur la notion de terrain spécifique et l’action de la thérapeutique (MouTiIER).

Mais, le plus souvent, l’étiologie de ces gastrites pseudo-cancéreuses reste indéterminée. Dans les rares cas où une étiologie précise a pu être invoquée, elle est très différente suivant les cas considérés.

Le seul lien entre toutes ces gastrites, c’est qu’elles sont «cachectisantes >» (MouTIER), se manifestant avant tout par de l’amaigrissement avec plus ou moins d’anorexie. Par ailleurs, on peut trouver de l’hyper ou de l’hypochlorhydrie, de l’hématine ou non dans les fèces.

Leur siège est variable, rarement antral, le plus

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souvent fundique, sous-cardiaque (MOUTIER). Quant aux lésions histologiques, tout a été décrit, aucune n’est particulière à ces gastrites.

Quelle est leur signification exacte et pourquoi sontelles cachectisantes? Le problème reste entier. Peutêtre évoluent-elles sur un terrain spécial?

C’est ce que tendrait à nous faire penser la communication récente de F, MouTIER sur les « pseudo-cancers gastriques, peut-être syphilitiques ».

Contrairement aux observations signalées plus haut, dans lesquelles le terrain syphilitique était nettement prouvé par les antécédents et les réactions sérologiques positives, ici l’étiologie syphilitique n’a pu être précisée autrement que par l'épreuve thérapeutique.

Dans les trois observations que rapporte l’auteur, il s’agit d'hommes âgés de 54 à 68 ans, présentant ou non des antécédents dyspeptiques. Ils ont des douleurs tardives, irrégulières. Chez tous on a noté une aggravation brusque de l’état général, avec une perte de poids considérable, une anorexie variable. Il n’y a pas d’antécédents spécifiques avérés, et les réactions sérologiques se sont révélées négatives.

On trouve par ailleurs de lhypochlorhydrie, et la radiologie a montré des encoches d’aspect frangé ou parfois de la rigidité segmentaire.

À la gastroscopie, on reconnaît l'existence d’une gastrite mamelonnée hypertrophique souvent énorme, mais assez régulière, siégeant en général à la partie haute du fundus.

Sous l'influence du traitement arsenico-mercuriel, l’auteur note une amélioration rapide, à la fois cliniqué, radiologique et gastroscopique.

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dés,

Mpien que chez ares malade on ait pu noter une % | FRE remarquable au traitement médical, en particulier à à l’hectine, qui permette de rejeter l’hypo- à thèse d’une spécificité probable, ces faits sont à rapprocher des cas qui nous occupent.

Peut-être certaines de ces gastrites cachectisantes | reconnaissent-elles une étiologie syphilitique plus ou 2: moins nette? ou évoluent-elles sur un terrain spéci- LE fique? En tout cas, retenons la sensibilité au traitement arsenico-mercuriel de certains syndromes pseudo-néoplasiques de l’estomac (MouTIER).

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