LES INDICATIONS CHIRURGICALES
Le plus souvent, et c'était le cas pour notre malade, le diagnostic de gastrite pseudo-cancéreuse n'a pu être fait. Aussi intervient-on par crainte de laisser passer un cancer. |
A la laparotomie, on trouve parfois des lésions de périgastrite, des épaississements plus ou moins limités de la paroi gastrique (KONJETZNY), qui, dans certains cas, ont pu en imposer pour un néoplasme étendu. C’est alors que certains chirurgiens, qui s'étaient contentés d’une gastro-entérostomie « palliative », ont été surpris par l’évolution ultérieure et la survie anormalement prolongée. Une telle éventualité faisait évidemment redresser l'erreur de diagnostic (DAMBRIN).
Mais le plus souvent, et c'est ce qui s’est produit pour notre malade, malgré une exploration minutieuse de lestomac après décollement colo-épiploïque, on ne découvre rien de visible ni de palpable. Doit-on néanmoins, malgré l’absence de signes macroscopiques de malignité, réséquer largement l’estomac, opération sérieuse pouvant comporter un certain nombre d’aléas, comme l’a montré l’histoire de notre malade ?