‹ Contribution à l'étude des gelures des piedsChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le froid n’est pas la cause principale des lésions que nous venons d'étudier. Il faut incriminer en premier lieu l’action prolongée de l'humidité froide, et comme causes adjuvantes, d’une part, le ralentissement de la circulation provoqué par l’immobilité dans les tranchées, par une trop longue station debout ; d’autre part, la compression exercée par les bandes molletières ou des chaussures trop serrées.

IT. — On a donc improprement donné le nom de gelures à une affection qui apparaît et évolue comme un trouble trophique d’origine névritique et vasculaire,

IT. — Le traitement des gangrènes consécutives à celte affection sera avant lout un traitement conservateur. Parmi toutes les méthodes employées, deux donnent des résultats excellents : l’'embaumement et l'air chaud.

IV. — Nous préconisons l'emploi de l’air chaud, consistant en douches d’air et en carbonisation, parce qu'il

cute est plus rapide et met plus sûrement à l'abri des suppurations à distance.

V. — Le traitement chirurgical consistera en une simple régularisation, mais seulement lorsque le sillon d'élimination sera très accusé. Cette régularisation sera aussi limitée que possible du côté du squelette, mais, tenant grand compte de la mauvaise qualité des tissus qui se sphacèlent rapidement, les lambeaux seront donc toujours longs et étoffés. L'amputation précoce sera sévèrement proscrite, à moins cependant qu'une trop grosse suppuration et qu’un état septicémique ne viennent forcer la main.

VI. — Enfin, il est absolument indiqué de faire une injection de sérum antitétanique dès l’arrivée des malades à la première ambulance.

Vu Vu :

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