‹ Contribution à l'Étude des Gommes Laques des Indes & de MadagascarChapitre 28 sur 29 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Dans la première partie de ce travail, nous avons établi un certain nombre de faits que nous résumerons Ci?

1° Nous avons donné un procédé de préparation de la cire de la gomme laque applicable en grand, permettant d'utiliser les résidus de la préparation industrielle des vernis.

2° Nous avons étudié les propriétés de cette cire et déterminé sa composition. Rappelons qu’elle est formée de 50 °/, d'alcool myricique libre, additionné d’une petite quantité d'alcool cerylique, le reste étant composé du mélange des éthers mélissique, cérotique, oléique, palmitique de ces deux alcools, surtout du premier.

3° Nous avons isolé de la gomme laque en bâtons un principe cristallisé, ayant les propriétés physiques des cires, mais formé d’un acide azoté qu'éthérifie l’alcool myricique. Nous avons attiré l’attention sur ce point ; l'existence d’une cire azotée est un fait qui n’a pas encore été signalé et qui présente un grand intérêt. Il jette un jour nouveau sur le travail physiologique de l’insecte. Il montre que celui-ci intervient activement dans la production de la cire:

4° En étudiant la gomme laque en bâtons, nous avons établi que la cire n’y est pas intimement mélangée à la

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résine, mais qu’elle est localisée en des points déterminés. On la trouve dans les houppes blanches qui se détachent de l’insecte et viennent se rendre à la surface de la laque. Houppes qui ont été décrites par Carter et qu'il est facile de mettre en évidence en laissant macérer quelques heures dans l'alcool à 90°, un morceau de gomme laque en bâton.

5° Nous avons signalé la présence dans la laque en bâtons d’un ennemi qui se nourrit de l’insecte de la laque.

6° Un chapitre a été consacré à résoudre cette question, plusieurs fois discutée mais non encore résolue, savoir si l’alcool myricique est identique à lui-même quelle que soit son origine : cire d’abeilles, de Carnauba ou de gomme laque.

Pour cela nous avons isolé l’alcool qui se trouve étherifié par des acides différents dans ces trois espèces de cire. Nous avons comparé les propriétés des trois alcools ainsi obtenus et nous sommes arrivés à les identifier.

Le point de fusion de cet alcool unique est 88°; dans la cire d’abeilles il est accompagné d’impuretés très difficiles à éliminer, ce qui fait que Brodie lui avait attribué le point de fusion 85°.

1 L'alcool myricique pur étant obtenu, nous en avons étudié les propriétés et nous avons préparé et décrit douze éthers nouveaux de cet alcool.

Dans la deuxième partie de ce travail nous avons étudié une nouvelle gomme laque originaire de Madagascar.

8 Nous avons montré que, au point de vue chimique, on trouvait dans cette gomme laque une cire et une résine plus difficiles à séparer que celles de la gomme

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