CONCLUSIONS
I. Les lambeaux en pont, à double pédicule, constituent les meilleurs greffes pour combler les pertes de substance de la paume de la main, du poignet ou des doigts, surtout lorsque ces pertes de substance sont consécutives à l’excision de brides cicatricielles qui fixaient les doigts en attitude vicieuse, comme c'était le cas dans nos trois observations.
II. L'application de la greffe sera précédée de la recherche de la perméabilité artérielle et veineuse au niveau du membre à greffer et d’une biopsie ou d’un frottis pratiqués à la surface de la plaie à recouvrir, afin de déceler le microbisme latent, qui, par l'infection qu’il provoquerait, serait une cause d’échecde la greffe.
III. On taillera le lambeau en tenant compte de la vascularisation de la région où on le prélève; on tubulera ses extrémités afin de lui donner le maximum de vitalité. Avant d’engager la main sous le pont cutané, on réparera la plaie d’emprunt par rapprochement de ses lèvres ou au besoin par un décollement à la manière de Morestin, comme dans notre première observation.
IV. Dans nos trois observations concernant des applications de greffes en pont pour plaies de la main, le résultat anatomique laissa quelque peu à désirer, mais le résultat fonctionnel fut et demeure parfait.
Vu, bon à imprimer Le Présideni,
Vu : Dr M. DENUCÉ.
Le Doyen,
D' C. SIGALAS
Vu et permis d'imprimer :
Bardeaux, le 8 novembre 1922.
Le Recteur de l'Académie,
R. THAMIN