LL TO0EE
nous avons pu constater chez les blessés dont nous publions les observations.
Vers le 3° ou 4° jour, qui suivait l'intervention, le greffon prenait une teinte asphyxique plus ou moins généralisée, plus marquée cependant au niveau des points de suture. Quelle pouvait être la cause de cette asphyxie ?
Dans un article paru dans le Lyon chirurgical de Février 1919, Bonnefon, de Bordeaux, a fait précisément une étude, appuyée sur des constatations histologiques, des phénomènes qui se passent au cours de l’adaptation des greffes en général. |
« Dès la 24° heure, dit-il, il y aurait un bouleversement complet des couches profondes qui se traduit par l'imbibition hématique de la greffe, la dislocation et la disparition de ses vaisseaux propres. »
En ce qui concerne l'adaptation, ce même auteur émet l'opinion que les éléments nucléés du greffon meurent, à l'exceplion des cellules du revêtement épithélial.
« Ce sont, dit-il, des fibroblastes émanées du portegreffe qui reconstituent, au sein du stroma conjonctif du greffon intact en apparence, des cellules fixes normales. »
Ce serait donc le porte-greffe qui modèlerait à son gré le stroma du greffon, lequel ne ferait que subir passivement la loi du porte-greffe.