‹ Contribution à l'étude des greffes cutanées Quelques applications en chirurgie restauratrice de la faceChapitre 18 sur 21 · ANDRÉ · texte numérisé non relu

ANDRÉ

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3e La rapidité de la cicatrisation, qui, en général, est effectuée vers Le 10° jour.

Avec les autres méthodes, l'adaptation du lambeau transplanté n’est guère réalisée avant le 20° jour.

De tels avantages expliquent les nombreuses indications de la méthode, dans le cas particulier des mutilations de la face, que la perte de substance soit traumatique, comme chez les blessés de guerre, ou bien qu’elle soit chirurgicale, et résulte alors de l’exérèse de tissus cicatriciels anciens, ou de petites tumeurs circonscrites, comme c'est le cas pour nos malades III EtN

En principe, la méthode peut être employée toutes les fois qu'on se trouve en présence de pertes de substances présentant des garanties suffisantes d’asepsie et n'intéressant pas les plans sous-jacents à la peau. Une perte de substance étendue, mais limitée à la peau n'est nullement, croyons-nous, une contre-indication à l'emploi de la méthode.

En outre, les résultats obtenus seront d'autant plus salisfaisants que l'on interviendra sur une région dont la peau est normalement douée d'une grande souplesse. Ceci nous explique pourquoi les greffes cutanées ont surtout été employées dans les blépharoplasties.

Une autre indication, non moins importante, nous est fournie par les heureux résultats qu'a obtenus récemment M. Morax, en employant, pour la restauraton des sourcils, des greffons cutanés prélevés sur des régions pileuses. Ainsi que le laisse entrevoir cet auteur, il y a tout lieu de supposer qu’on pourrail arriver à

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reconstituer également les cils, bien que cette intervention soit beaucoup plus délicate à effectuer. L'application du procédé à la reconstitution de la lèvre supérieure chez l'homme, pourra rendre de grands services dans la chirurgie restauratrice de cette région, tout au moins en ce qui concerne le côté esthétique.

Et ce ne sont pas là les seules indications de la méthode. Certaines mutilations de la face, aussi graves que complexes, ne sauraient trop bénéficier de l’association judicieuse des ressources nombreuses dont dispose la chirurgie autoplastique, qu'il s'agisse des diverses méthodes d’autoplastie à lambeau ou des multiples variétés de greffes en général. Loin de s’exclure entre elles, ou tout au moins de chercher à se supplanter, toutes ces méthodes se complèteront : les unes étant surtout indiquées dans la reconstitution fonctionnelle, les autres contribuant particulièrement à la restauration esthétique.

Avant de terminer l'étude des indications de cette méthode, il est un point sur lequel nous croyons intéressant de retenir l'attention, nous voulons parler d’un grief qu’on a fait aux greffes cutanées : ces lambeaux, une fois transplantés, garderaient toujours, malgré leur adaptation, les caractères propres de la région sur laquelle ils ont été prélevés.

Si cette constatation nous paraît indéniable en ce qui concerne la survie des bulbes pileux contenus dans les greffons, il n'en est pas de même au point de vue de la pigmentation. Nos observations nous permettent de supposer; au contraire, que le greffon subit, à la longue,

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