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la loi du porte-greffe. Chez nos deux blessés II et IV, il existait encore, un mois après l'intervention, une différence de teinte appréciable entre le greffon transplanté sur les paupières, et la peau des régions avoisinantes. Trois mois plus tard, le greffon avait si bien pris, au moins au point de vue macroscopique, les caractères du porte-greffe, qu’il était presque impossible de soupçonner la blépharoplastie pratiquée chez ces deux
blessés.
Contre-Indications.
Pour être moins nombreuses que les indications, les contre-indications. de la méthode n'en existent pas moins.
Les greffes culanées ne sauraient être employées avec succès :
1° Dans le cas de pertes de substance infectées, résultant d'un processus pathologique en évolution (lupus, cancroïde ulcéré).
Au contact du foyer de suppuration le lambeau transplanté serait voué à une nécrose certaine.
Il y aurait alors nécessité de tarir préalablement la suppuralion par des pansements appropriés.
2° Dans le cas de pertes de substance s'étendant en profondeur et intéressant à des degrés divers les plans sous-jacents à la peau (muscles, aponévroses, périoste).
3° Dans le cas où la région à restaurer sera en com-
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municalion directe avec les cavités naturelles (bouche, fosses nasales, tissus),le greffon ayant alors tous risques de s infecter par sa face profonde.
Résultats.
Nous avons déjà mentionné quelle importance il fallait attacher, dans la chirurgie réparatrice de la face en général, à la restauration cosmélique : aux yeux de beaucoup de blessés, celle-ci importe presque autant que l'élément fonctionnel.
Chez les blessés, dont nous publions les observations, la restauration fonctionnelle est parfaite, la restauration cosmélique a été réalisée de façon très satisfaisante.
Le premier blessé a recouvré l'intégrité fonctionnelle derlalèvre supérieure, Lel, sice n'était une lésère dysymétrie due à la surélévation du greffon au niveau du sillon naso-génien, la région présenterait un aspect normal.
Chez le deuxième blessé, la reconstitution palpébrale ne laisse rien à désirer, tant au point de vue fonctionnel, qu'au point de vue esthétique; s'il persiste un léger ectropion de la lèvre inférieure, l’occlusion volontaire n’en a pas moins été facilitée.
La troisième opérée a recouvré le jeu normal de sa lèvre inférieure. De plus, l’exérèse des nodules cicatriciels des régions mentonnière et prélragienne droite
Éo res
a modifié très favorablement l'esthétique du visage, tout en faisant disparaître l'élément douloureux.
Les résultats obtenus chez le quatrième blessé par la blépharoplastie, ainsi que chez la jeune femme présentant un petit nœvus de la lèvre Supérieure, ne laissent rien à désirer.