‹ Contribution à l'étude des greffes cutanées Quelques applications en chirurgie restauratrice de la faceChapitre 9 sur 21 · I: Temps · texte numérisé non relu

I: Temps

Préparation du porte-greffe.

Ce temps concerne la préparation du porte-greffe ou surface à restaurer.

Après nettoyage de la région à la teinture d'iode dédoublée, on procède à l’anesthésie. Le mode d’anesthésie lui-même ne diffère pas de celui ordinairement employé pour l'anesthésie locale : on se trouvera bien en général, d'employer le procédé dit de « l'injection traçante » préconisé par Reclus, surtout dans certains cas de cicatrices cheloïdales assez sensibles.

Cette anesthésie ne devra pas être limitée strictement à la région à restaurer; il y aura toujours intérêt à ce qu'elle s'étende au delà des limites probables de l’excision.

Une fois l’anesthésie obtenue, on procède à l’excision de tissus cicatriciels. Cette excision doit être pratiquée toujours largement; car le moindre élément suspect laissé dans la surface cruentée qui constituera le portegreffe, risque de compromettre l'adaptation du greffon.

ce Sy RE

Cette excision n'ira pas, en général, sans produire une hémorragie plus ou moins abondante, d'autant que tous les auteurs sont unanimes à admettre que le greffon n a vraiment des chances de s’adapter que si on le met au contact de tissus richement vascularisés. L’hémostase par la compression suffit d'ordinaire : il est rare qu on soit obligé de recourir à la torsion ou à la ligature des vaisseaux qui saignent. Ainsi est préparé le lit du greffon.

Dans certains cas, lorsqu'on est en présence de rétractions cicatricielles, d’un ectropion des paupières ou d’une éversion des lèvres, la préparation du lit du greffon doit s'accompagner de la remise en place, de la réduction complète de la paupière ou des lèvres déplacées.

On découpe alors sur une feuille d’étain un plastron correspondant exactement à la perte de substance ainsi créée. On recouvre d’un pansement provisoire (deux ou trois compresses stérilisées suffisent) le portegreffe ainsi préparé, après avoir pratiqué un peu de compression pour tarir l’hémorragie capillaire.

Il Temps.

Prélèvement du lambeau.

Voici le procédé pratiqué par M. Lemaître :

L'anesthésie est faite, nous l'avons vu, à l’aide de seringues impériales modifiées. Ces seringues présentent les deux avantages suivants :

Page 1