II.- LE FOETUS EST MORT
Généralement dans ce cas il se produit une régression de tous les vaisseaux qui se rendent à la poche foetale. Aussi l'ablation du placenta n'est-elle pas tellement dange-
réeuse. diet,
Les premiers auteurs qui sont intervenus dansece cas conseillaient d'attendre 5 ou 4 mois pour que l'involution du placenta se soit produite, une hémorragie étant moins alors à redouter. Depuis les travaux de TAIT on préfère Ope-— rer plus tot car d'une part on a vu des placentas augmenter de volume donc restés très vascularisés, d'autre part les complications septiques sont toujours a redouter. Il vaut mieux
opérer avant le retour des règles. (PINAHD)
L'époque de choix sera donc entre 3% et 5 semaines après la mort du foetus, à moins qu'une complication ne soit
venue pour forcer la main auparavant.
C2 Le 0 Lé « L'intervention sera la meme que si la foetus était vivant, l'extraction du placenta sera plus facile une hémor-
ragie étant moins à redouter.
Classiquement les enfants nés de grossesse extrautérine présentent généralement des malformations multiples. I1 y à parmi eux une forte proportion d'enfants non viables.
Cependant on relève ici quatre observations où les enfants sont vivants et parfaitement bien constitués.
11 faut dire que lorsque l'on obtient un enfant vivant dans une grossesse ectopique on est presque toujours intervenu avant le terme de la grossesse, terme marqué par les phénomènes de faux travail, ou immédiatement au début
de ce dernier.
Llexitus foetal, on l'a observé dans bien des cas, peut survenir brutalement au cours du faux travail. Parfois mème un peu auparavant. Le meilleur moment pour intervenir semble donc se situer deux semaines avant la fin de la gros-
Seace si l'on veut reeueillir un enfant vivant.
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T. - La rareté des grossesses abdominales à terme, ou aux environs du terme, fait que l'on pense rarement à en établir le diagnostic.
II. — I1 existe plusieurs sortes de grossesses abdominales : des grossesses abdominales primitives,
des grossesses abdominales secondaires : à la rupture
tubaire.
à une rupture
utérine.
III. - I1 est de grande importance de bien connaître 1e clini u pour réunir leséléments du diagnostic.:
Le passé génito-pelvien de la malade, Le passe de la grossesse : Fatigue, douleurs, pertes de sang, troubles de la compression.
L'exomen : coexistence de deux tumeurs pelviennes élévation et déviation du col, ou non perception positions anormales du foetus L'apparition de phénomènes de faux travail.
IV. - Il1 est nécessaire de porter le diagnostic suffisament tôt pour mettre la malade au repos absolu et avoir un enfant vivant. La meilleure période pour intervenir semble être le
milieu du 9ème mois.
V9 - On interviendra par laparotomie, on essaicra d'enlever le placenta, on pratiquera une chirurgie aussi conservatrice que possible.
VIT. - Les enfants ectopiques semblent plus souvent viables
et bien formés que classiquement.
Vu : le Président de Thèse Vu : le Doyen de la Faculté
Pr. LACOMME Léon BINET
Vu et permis d'imprimer Le recteur de l'académie de Paris
J. SARRAITH,
Ad
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