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Ceci posé, il faut, avant toute transfusion en général et avant celle qui nous intéresse en particulier, chercher rapidement les incompatibilités entre donneur et receveur, car il est rare qu’on ait d'avance des équipes de donneurs tout prêts à être utilisés.
Les procédés les plus simples pour vérifier les incompatibilités sanguines ont été récemment résumés par le Professeur Plisson (Clinique et Laboratoire, 1927).
Deux techniques sont particulièrement connues :
1" Celle de Nurnberger ; 2e Celle de Jeanbrau.
Première technique :
- Poser sur une lame de verre 1 goutte de citrate de soude à 10 %. Ajouter à cette goutte 1 goutte du sang du donneur + 1 goutte du receveur.
Agiter et brasser, puis examiner à l’œil nu. Si on voit des phénomènes d’agglutination se produire, la transfusion est dangereuse.
Si le mélange est homogène, on peut la pratiquer sans crainte.
Deuxième technique :
Prélever par avance quelques centimètres cubes du sang récepteur.
Placer 1 goutte de sérum récepteur sur une plaque de verre.
Ajouter 1 goutte du sang du donneur. Mélanger. Si le mélange reste homogène, sans agglutination, on peut transfuser.
Quant à la technique opératoire, elle est des plus simples avec les seringues actuellement en usage :
Seringue de Bécart, Seringue de Jubé.
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Celles-ci permettent le passage direct du sang du donneur dans le système veineux du receveur.
Tout le secret de la réussite consiste à bien placer les aiguilles et à pousser l’injection avec une extrême lenteur.
Les seringues et le matériel doivent être conservés dans de l’éther paraffiné et jamais stérilisés par la chaleur sèche ou l’ébullition.