DIAGNOSTIC
En ce qui concerne son diagnostic, il existe quelques signes cliniques : l’enfant boîte avec démarche en fauchant. Le membre paraît trop long. Le grand trochanter n’a pas sa saillie normale et la distance bi-trochantérienne est diminuée. Le membre se place le plus souvent en rotation externe. ï
Ces signes et ceux plus objectifs donnés par la radiographie nous sont fournis avec une grande préci-
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sion par Van Neck : En résumé, c’est l'ouverture excessive de l’angle d’inclinaison, de direction et de déclinaison. LA DOULEUR peut exister, mais se manifeste à un âge où généralement la congénitalité peutêtre mise en doute, à moins de se rallier avec Preiser à la théorie de la filiation de la coxa valga essentielle et de la coxa valga congénitale.
En résumé, nous pouvons retenir de cet ensemble un peu confus que l'orientation des surfaces articulaires est le facteur essentiel dans la production DE LA COXA VALGA; ce défaut d'orientation est étroitement lié à celui qui conditionne la subluxation et la luxation congénitales de la hanche et cette parenté empêche la plupart des auteurs de considérer la coxa valga en
elle-même comme une entité morbide.
b) LA COXA VALGA HEREDITAIRE, dont Nové- Josserand a publié (1924) une observation typique, est intéressante en ce qu’elle permet de trouver un lien de plus avec la luxation congénitale dont on connaît l’étiologie héréditaire fréquente.
De plus l’examen des radios confirme l’opinion de Von Brum, de Stieda et de Marchal, en montrant que le petit trochanter au cas de coxa valga peut rester visible même avec une rotation interne forcée du membre inférieur. :
Enfin, elle permet à Nové-Josserand d'émettre une théorie expliquant les rapports de l’arthrite et de la malformation congénitale et héréditaire.
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c) LES HANCHES SUBLUXABLES de Le Damany.
Traitant des causes de luxation congénitales de la hanche, Le Damany y distingue deux groupes : les causes anthropologiques, les causes tératologiques.
« Les causes anthropologiques sont une exagération des conditions nuisibles auxquelles sont normalement soumis tous les individus de l’espèce humaine, avant et après leur naissance... »
Une déformation du fémur, sa torsion, qui anté-
verse le col en est la conséquence la plus grave. Sans inconvénient tant que la cuisse reste en flexion dans le sein de la mère, cette torsion provoque la luxation lorsque l'enfant se défléchit pour la dicubitus dorsal et pour la station debout. »
Le Damany est arrivé à cette conclusion, après exament de 1.722 hanches de nouveau-nés viables, qu’il n'existe pas de luxation anthropologique au moment de la naissance. ;
Ce qui existe est la hanche subluxable, hanche « affectée d’un défaut souvent transitoire, absolument spécial à notre espèce ». Comme la luxation, ce défaut de la hanche est de 3 à 4 fois plus fréquent chez la fille que chez le garçon. WE
« Ce défaut paraît intimément et exclusivement lié à la diminution de profondeur que tous les cotyles humains subissent pendant la deuxième moitié de la vie intra-utérine. »
Le Damany a précisé en 1906 la façon de rechercher la subluxabilité en produisant la subluxation, puis en la réduisant. Le Damany constate d’ailleurs