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male la méthode qui nous paraît la meilleure pour constituer un faisceau démonstratif.
Nous nous sommes contentés ici de donner un résumé des points communs aux divers auteurs, points communs qui font de la subluxation congénitale nue entité morbide.
Nous devons rapprocher de la subluxation congénitale de la hanche, LA COxA VALGA SUBLUXANS qui nous sera en même temps une transition avec les malformations dont les auteurs se sont occupés.
LA COXA VALGA SUBLUXANS est une expression et une image dues à Ogstone. Cet auteur fut le premier de ceux qui, à l'instar de Galeazzi, pensent que la malformation congénitale porte essentiellement sur l'extrémité supérieure du fémur. Celle-ci voit son angle d’inclinaison dépasser 140° en même temps que la tête fémorale, et quelquefois l'extrémité supérieure tout entière à partir du col chirurgical, est portée en avant. LS
Le résultat est l’incompatibilité des deux surfaces fémorales et cotyloïdienne par défaut d’oreintation, puis le déplacement relatif des deux surfaces, l’ascension, l’écartement de la tête, bref la subluxation.
Nous verrons ce qu’il nous faut penser de cette prétendue opposition entre les partisans de la malformation cotyloïdienne primitive (Calot, Nové-Josserand, etc., etc.), et ceux qui voient en une malformation primitive de l’extrémité supérieure du fémur (coxa valga et antéversion), tels que Frœælich, Annovatzi, Galeazzi, Drehmann et Le Damany, le facteur déterminant de la subluxation.
2. — La Hanche malformée sans perte apparente des rapports normaux des surfaces arti-
culaires.
Au Congrès de Strasbourg en 1908, Nové-Josserand affirmait que le degré du déplacement n’est pas parallèle à celui de la malformation congénitale dans l’articulation de la hanche.
Nous essaierons d’apporter une précision à cette affirmation qui paraissait quelque peu paradoxale.
Quoi qu’il en soit, pour désigner ces hanches dont les malformations congénitales étaient indiscutables, mais dont les rapports normaux des surfaces articulaires ne paraissaient pas sensiblement modifiés, les auteurs ont employé diverses dénominations dont chacune avait sa part d’exactitude en regard des faits observés.
a) LA COXA VALGA CONGENITALE.
La coxa valga congénitale dont David, en 1904, rapporte les deux premières observations n’est considérée depuis par les nombreux auteurs qui l’ont observée que comme une malformation exagérant la disposition anatomique normale du fœtus et du nouveau-né.
Chez le nouveau-né l’angle d’inclinaison du col est ouvert jusqu’à 135°, au delà on peut parler de coxa valga.
Il faut bien reconnaître que les auteurs ont surtout
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insisté sur les rapports que présentait cette malformation avec la luxation congénitale de la hanche.
. L’exagération de l'ouverture de l’angle cervico-diaphysaire, pour Klapp, est le facteur essentiel de la luxation; bien qu’il n’y ait pas de luxation, ni de subluxation, il n’hésite pas à lui donner, comme Ogston, le nom de coxa valga luxans. Il note en même temps un aplatissement excessif du cotyle.
Drehmann, Springer en font le préambule essentiel de la luxation. |
Vogel l’exprime en disant qu'entre la coxa valga congénitale et la luxation il n’y a qu’une différence de quantité.
Il résulte de l’ensemble des travaux de Stieda, de Klapp, de Kumaris que la coxa valga congénitale n’est pas une entité morbide, mais un élément de la malformation dont le terme ultime est la luxation congénitale de la hanche. | |
Pour certains cette coxa valga ne serait pas primitive, mais secondaire à la malformation cotyloïdienne. Ammon pense, en effet, que la disposition embryonnaire en assiette du cotyle peut persister. La forme de l’extrémité fémorale supérieure ne serait qu’une résultante de la forme du cotyle d’après Lackmann.
Bref, le seul point qui soit clair, c’est la parenté étroite de cette malformation et de la luxation congénitale, et Preiser pense qu’il faut rattacher à une même cause la malformation fémorale et la malformation cotyloïdienne.
Notons pour mémoire la théorie spéciale de Van
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Neck qui voit dans la coxa valga bilatérale congénitale, non une entité morbide, mais le résultat d’une insuffisance musculaire, d’une myatonie congénitale.
Si l’on admet avec Preiser que la coxa valga des adolescents n’est qu’une persistance de la coxa valga congénitale, il faut lui rattacher tout ce que la clinique et la radiographie nous ont appris sur cette affection.
Il ne semble pas que les cas observés par MM. Rœderer et Mouchet confirment cette théorie.
En effet, ces auteurs ont observé L'ASSOCIATION D’UNE COXA VALGA EXTERNE ET D’UNE COXA VARA INTERNE.
Ils ont émis à ce sujet deux hypothèses :
1° Les deux phénomènes se produisent simultanément. Si l’on. est finaliste, on pourra facilement admettre que l’inflexion vers le bas de la tête tende à compenser ce qui résulte d’anormal dans l’orientation des surfaces articulaires du fait de la déflexion du col.
2° La deuxième hypothèse justifie ici la place de cette digression. Il s'agissait d'un coxa valga congénitale, sur laquelle une coxa vara serait venue se greffer.
Sous quelles influences ?
MM. Mouchet et Rœderer invoquent :
a) L’ACCROISSEMENT DE LA CHARGE; :
b) UNE DIMINUTION DANS LA RÉSISTANCE.
soit par décalcification d’origine infectieuse, endocrinienne ou traumatique.
soit par vice de conformation de l’architecture du col,
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Ces auteurs font intervenir à titre de circonstances favorisantes le facteur musculaire et les modifications de l'orientation du cotyle.
Les conclusions élargissent singulièrement le débat en leur faisant prendre en même temps nettement position en ce qui concerne l’importance des facteurs mécaniques dans les modifications qui accompagnent le développement de la hanche normale.
« Direction tête et direction col, liées étroitement, sont l’une et l’autre régies par deux éléments de grandeur et d’ordre fort différents : d’une part, la surcharge et l’action musculaire dont l’influence domine peut-être la détermination de l’angle d’inclinaison ; d'autre part, l’oreintation de l’acétabulum qui gouverne peut-être plus particulièrement les changements d'orientation du noyau et de l’angle de déclinaison. »
Nous bornerons là le résumé de nos connaissances actuelles encore fort imprécises sur l’étiologie de la coxa valga congénitalee (ist noch durchaus unklär, disait Fromme en 1920).