ELARGISSEMENT DES BRANCHES DE LU RADIOGRAPHIQUE
LES MALFORMATIONS FÉMORALES :
a) Coxa valga;
b) Antétorsion du col et antéversion de la tête.
Ces malformations fémorales ne sont pas admises par Mlle de Scolan à la suite des 6 observations qu’elle présente de malformations observées cliniquement et radiologiquement chez des enfants de
1 à 15 ans.
ee
En réalité dans ces observations, la malformation s'accompagne toujours d’un signe radiologique de subluxation et ne répondent pas à la définition des
hanches malformées simples.
e) LES HANCHES DESAXEES DE LANCE.
Ces hanches dans lesquelles les rapports paraissent. normaux à première vue ont un axe cervical qui ne tombe plus sur le fond du cotyle mais au-dessus, tandis que la tête fémorale infléchié en bas semble garder avec la cavité articulaire des rapports nouveaux.
Lance a décrit cette malformation en octobre 1926 et c’est plutôt la critique qui a suivi sa communication que le type observé par l’auteur qui nous a inspiré le sujet de notre travail.
En effet, ce type est assimilable de façon presque identique à ce qu’ont décrit Rœderer et Mouchet et à ce titre rentre dans la catégorie des hanches étiquetées : coxa valga congénitale, compliquée de coxa vara secondaire de la tête sur le col.
L'ensemble de ces hanches a un point commun, c’est la désorientation des surfaces articulaires; nous verrons plus loin les raisons qui nous permettent de dire la désaxation (mot incorrect, mais expressif), de la hanche.
3, — Faits et Théories envisagés pour expliquer les manifestations anatomique, radiologiques et cliniques qui accompagent les Hanches.
congénitalement désaxées ou en résultent.
Quelle que soit l'étiquette nosologique appliquée ; aux malformations qui nous sont maintenant bien connues, il se pose une question troublante chaque fois qu’un phénomène nouveau survient. Ce phénomène est-il une conséquence directe de la malformation ? La malformation n’a-t-elle joué qu’un rôle de cause prédisposante ? S'agit-il uniquement d’une coïncidence fortuite ?
Les auteurs qui ont étudié ces malformations et dont les noms nous sont maintenant familiers n’ont pas manqué de se poser ces diverses questions.
A l'heure actuelle, il ne saurait y avoir de certitude en cette matière à laquelle il manque une base anatomo-pathologique.
Le point de départ du problème est la fréquence des observations de hanches douloureuses non tuberculeuses, dont la clinique ou la radiographie montrent des déformations du type de la malformation congénitale.
L'idée fut d’abord acceptée qu’une hanche dont les rapports articulaires étaient congénitalement anormaux pouvait devenir douloureuse.
Gourdon, en 1906, apporta des faits, qui n’ont cessé de se multiplier depuis.
Le MOneS
Aussi bien, à l’heure actuelle, LA QUESTION DE LA POSSIBILITÉ DE LA DOULEUR EST TRANCHÉE PAR L’AFFIRMA- TIVE.
Les points sur lesquels l'incertitude règne encore sont les rapports des malformations congénitales de la hanche et des syndromes étiquetés Ostéochondrite ou coxa plana, arthrite déformante juvénile ou morbus coxae juvenilis et même les cas décrits sous le nom de Rhumatisme et Morbus coxae senilis.
Ici nous nous trouvons en présence de trois grands courants, les uns adoptent pour ces syndromes une pathogénie relevant de la malformation, les autres ne voyant dans cette malformation qu’une cause adjuvante, les derniers seulement la marque d’une inflammation très atténuée.
Théorie de l'origine congénitale pure
La première théorie est celle de Preiser qui, en 1907-08, étudiant les malformations congénitales de la hanche pensa que la désorientation des surfaces articulaires pouvait suffire, par « l’incongruence articulaire » qu’elle produisait, à déterminer les lésions d’arthrite sèche. Ces lésions étaient le fait de pressions inégales résultant du porte-à-faux de la tête sur le cotyle, d’entorses à répétition, de compressions vasculaires et nerveuses.
Les lésions ainsi décrites étaient celles de l’arthrite déformante juvénile. Côte à côte, des lésions de destruction osseuse et de prolifération ostéophytique,
aboutissent à des déformations étendues des surfaces articulaires congénitalement malformées.
Murk Jansen, en 1923, publia une étude dans laquelle ïl se ralliait complètement aux idées de Preiser.
Il en.élargissait encore la conception en la rendant applicable à la coxa plana, la coxa valga, la coxa vara et malum coxae. |
L'article de Jansen est une étude approfondie de la mécanique articulaire de la hanche au point de vue des forces transmises par la cavité cotyloïde à la tête du fémur. |
Cette étude mécanique démontre que dans le cas où le cotyle n’emboîte pas exactement la tête du fémur, les forces qu’il lui transmet ne sont plus réparties également, mais se concentrent au contraire sur un seul point de la tête fémorale, dont l'architecture se trouble alors peu à peu.
La cause du défaut d’emboîtement de la tête, Jansen la trouve dans deux conditions anatomiques :
1° Epaississement congénital du fond du cotyle, tel qu’on le voit souvent dans les luxations congénitales.
2° L’Ischium varum. Bassin du type À de Preiser.
Ces deux causes concourent à l’aplatissement du cotyle « dont la courbe cavitaire est d’un diamètre plus grand que la courbe saïllante de la tête du fémur qu’il doit emboîter ». Les deux surfaces sont donc décentrées.
Murk Jansen laisse assez de côté dans son étude les particularités cliniques et néglige l’explication du syndrome douloureux.