‹ Contribution à l'étude des hanches congénitalement désaxéesChapitre 17 sur 60 · BU A · texte numérisé non relu

BU A

Par contre, il s’attache à suivre les modifications anatomiques qui sont la conséquence de lincongruence articulaire.

Ce seraient les modalités de croissance du sujet qui modifieraient dans un sens ou dans l’autre les déformations consécutives.

Il distingue ainsi :

1° L’apparition de la coxa plana et du genu valgum conséquences d’une malformation chez un sujet à croissance affaiblie.

2° L'apparition de la coxa valga et, plus tard, du fait de l’incongruerce articulaire, de l’ostéo-arthrite déformante et du malum coxae, chez le sujet à croissance normale.

3° La coxa vara qui serait la conséquence de la même malformation chez les sujets à croissance très déficiente.

Un dernier degré serait la fracture du col fémoral.

Bien que Murk Jansen n’explique pas ce qu’il entend par croissance normale, faible ou très faible, nous pensons qu’il faut entendre par là l’activité du cartilage jugal et la densité plus ou moins grande des travées osseuses qui en résultent.

| Calot, dès 1916, et surtout depuis 1921, a eu le mérite d'attirer l’attention sur des aspects radiographiques dont il est arrivé à démontrer le bien-fondé anatomique : Cotyle à double étage, cotyle à double fond.

Il est ainsi parvenu à préciser le diagnostic des hanches congénitalement malformés, qu’il a réunies sous le nom de subluxations congénitales méconnues,

nant

Il a d’ailleurs englobé sous ce terme tout ce que nous avons étudié précédemment. |

Adoptant les théories de Preiser et Murk Jansen, il publie une série de travaux dont les titres sont suffisamment démonstratifs de ses opinions :

En 1921, dans le Journal des Praticiens, il publie une série de trois articles: La maladie de Perthes (ou de Legg) n'existe pas.., La coxopathie déformante des subluxès congénitaux, La maladie-Protée ou les formes changeantes de la tête fémorales dans la subluxation congénitale, l’ostéochondrite n’est qu’une de ces formes.

Depuis cette date et à chacun des Congrès français de chirurgie, Calot continue à argumenter sa théorie de l’origine congénitale.

« Les hanches étiquetées « arthrite sèche ou déformante », « coxa plana », « morbus coxae senilis », sont en réalité des malformations congénitales méconnues, et c’est toujours sous ces-étiquettes diverses la même malformation : une subluxation. »

Tel est le titre, véritable profession de foi, que Calot mit en tête de sa communication en 1923.

Quoi qu’il en soit de la réalité de sa conception, il faut reconnaître à cet auteur :

1° Une très grosse expérience de la luxation congénitale de la hanche.

2° Un souci de se référer constamment à l’anatomie pathologique, et une profusion de dessins, de photos, de clichés radiographiques et de calques vrai-

ment impressionnante.

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