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LA DOULEUR

La douleur peut cependant exsiter indépendamment de toute modification morphologique apparente radiologiquement.

Elle revêt alors un type spécial se révélant parfois . tardivement, sans relation forcée par son intensité avec celle de la boîterie, se manifestant surtout aux périodes de vie physique intense (grandes vacances des écoliers), correspondant sans doute à de petites entorses successives de l'articulation.

Ces crises répétées ont tendance à aggraver la dés-

pi

axation, le déplacement, la déformation des surfaces

articulaires.

Elles cèdent par le repos, mais ont une tendance de plus 'en plus marquée à la récidive.

Ces faits ont été bien établis depuis les premières observations cliniques de Gourdon, qui, le premier, a eu le mérite de les rattacher à leur véritable cause : une subluxation congénitale, c’est-à-dire un aspect d'évolution de la hanche congénitalement désaxée.

La douleur cependant apparaît habituellement au niveau de ces hanches désaxées. en même temps que

débute une série de troubles dans la morphologie de

l'os.

S'il s’agit d’un enfant, on verra s'installer un syndrome clinique qui fera penser beaucoup plus à l’ostéoarthrite bacillaire qu’à la malformation congénitale. |

Mais on ne verra jamais d’abcès, presque jamais de ganglions iliaques, la limitation des mouvements portera rarement sur l’extension, la flexion sera peu limitée, l'attitude vicieuse peu typique.

Enfin la radiographie nous mettra en présence, d’une façon quelquefois difficile à mettre en évidence autrement que par le procédé des axes, d’une dés-

axation congénitale qui affectera les divers aspects

évolutifs radiologiques décrits au paragraphe précé-

dent. (Obs. XII.) Le repos au lit pendant quelques semaines pourra suffire à la reprise de la marche normale.

Chez l'adolescent et bien souvent à la suite des

troubles précédents (Obs. XIID, le syndrome de la

= sd ait

coxa plana se compliquera de proliférations osseuses donnant un enraidissement plus marqué de la hanche.

Souvent aussi, cette hanche, même très déformée, restera indolore pour ne devenir le siège de manifestations d’arthrite déformante qu’à l’âge adulte ou même à la vieillesse (Obs. XV).

Calot n'hésite pas. à considérer tout cet ensemble de complications comme le résultat d’une subluxation congénitale méconnue.

Nous ne pouvons que répéter que tant que toute autre hypothèse n’aura pas été formellement infirmée par les faits, nous ne pourrons avoir qu’une impression, insuffisante pour conclure.

E. — Thérapeutique 1. — L'Enfant est jeune (de 0 à 5 ans)

Le gros élément qui domine toutes les indications thérapeutiques est la mise en abduction du membre.

Elle seule est capable, en abaissant la tête et la rapprochant du fond du cotyle, de corriger la désaxation congénitale.

Cette indication devra être remplie de bonne heure, sinon elle est vouée à l’échec, le déplacement des extrémités osseuses pendant un temps prolongé étant une cause suffisante pour empêcher l’ossification de se poursuivre et de réparer au moins partiellement la perte de substance d’origine congénitale du toit du cotyle.

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