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La Subluxation congénitale de la Hanche

À. — Faits anatomiques démontrant sa réalité

C’est en 1842 que Parise décrit deux cas de subluxations d’après les pièces anatomiques prélevées sur un nourrisson de 2 mois et demi et sur un nouveau-né de 10 jours.

Dans ces deux cas intéressants par la précision avec laquelle ils furent décrits, Parise trouva :

1° La tête du fémur subluxée en haut et en dehors; 2° Un cotyle insuffisant du fait d’une dépression postéro-supérieure en forme de croissant, tapissée par le bourrelet fibreux étalé et aplati, en large communication avec l’ancien cotyle dont la séparait sim-

plement une arête anguleuse interrompue en son milieu.

Si l’on se souvient de ces données anatomiques, on verra combien on a peu apporté depuis à cette description de la subluxation.

Cependant, il est classique de rapporter le cas d’Heusner, publié en 1905, trouvaille d’autopsie chez un enfant de 6 mois : Le cotyle était à sa place, d’un diamètre égal à celui du côté sain, de forme arrondie, moins profond que normalement. Les bords étaient aplatis partout, surtout en haut et en arrière : À ce niveau, la surface articulaire se poursuivait sans démarcation sur le bourrelet cartilagineux.

Du côté fémoral : le col ne présentait pas d’anteversion, la tête arrondie reposait sur le rebord postérieur du cotyle.

Friedlander, chez deux fœtus mort-nés, trouva le même aplatissement du cotyle, mais décrivit de plus chez l’un d’eux un redressement assez accusé du col fémoral.

Delmas-Marsalet, en 1909, consacre sa thèse à la subluxation congénitale de la hanche; il dénie cependant aux cas précédents tout rapport avec la subluxation vraie, celle qui n’est pour lui qu’un stade intermédiaire avant la luxation complète. A ces cas, il ajoute d’ailleurs ceux de Sébileau, dont Calot s’est servi en 1921 pour illustrer ses publications, de Pfender, de Kruchenberg, de Weinlechner et de Kirmisson.

Les objections qu’il fait sont d’ordre clinique et il conclut : « L’anatomie pathologique de la sub-

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