AIDES
luxation. mécanique par suite de malformation n'existe pas. » |
Calot rappelle au contraire, en 1921, les nombreuses constatations qu'ont faites les chirurgiens sur les hanches luxées. Le cotyle est ovalaire, peu profond, irrégulier; la tête fémorale a une forme irrégulière, « aplatie en forme de disque, de champignon, en galette, en chapeau rabattu, en pain de sucre, débordant en bas par un bec ou rostrum ».
Cette tête a pu même, mais très rarement, être trouvée complètement détruite.
Tout au contraire, très fréquemment, elle fut trouvée mamelonnée, avec brèches, cratèrés et trous, raïinures et sillons.
Ces constatations ont été faites par Calot lui-même, Kirmisson et Lorenz. |
Il n’est pas douteux que sous l’impulsion donnée par Lance et Ombredanne aux interventions chirurgicales sur les subluxations douloureuses, elles vont se multiplier et donner ainsi une base anatomique solide à l’étude de la subluxation congénitale.
Notre avis est conforme à celui exprimé par M'° Le Scolan dans sa thèse (1924) et ces subluxation trouvées sur des hanches jeunes tout près de la naissance, méritent bien le nom de subluxations congénitales.
Les études de Calot nous paraissent suffisamment étayées par les nombreuses photographies de pièces sèches dont elles sont illustrées pour que nous en admettions l’existence.
B. — Faits et conclusions apportés par différents
auteurs sur l’évolution de la subluxation
a) LA SUBLUXATION DANS LE CAS GÉNÉRAL SE TANS- FORME EN LUXATION COMPLÈTE VERS L’AGE DE 4 ANS. — C’est cela que les auteurs tels que Lorenz, Hoffa, Walther, Le Damany ont dû de n’attacher que très peu d’importance à ce qu’ils considéraient comme un stade intermédiaire sans intérêt « que chacun interprète à sa fantaisie », dit Le Damany.
b) LA SUBLUXATION PEUT CEPENDANT GUÉRIR. — La thèse de Garnier (Nancy, 1921) rapporte des cas de Frœlich, qui, bien qu’étiquetés luxations, ne sont pour nous que des subluxations, et ont guéri spontanément.
Drehmann en 1906, Piollet en 1908 avaient rapporté trois cas analogues (le cas de Piollet se trouve dans la thèse de Delmas-Marsalet, dont il constitue un des documents).
En ce qui concerne le mécanisme de cette réduction spontanée, chaque auteur y voir la correction de ce qu’il considère comme le facteur pathogénique essentiel de la subluxation.
Pour Frœlich c’est comme pour Annovatzi la correction de l’anteversion rervicaäle.
Pour Drehmann, c’est la correction de la coxa valga. G
Pour Piollet, c’est une diminution de la rotation externe.